Opérant tous deux sur le marché des VSM (viandes séparées mécaniquement) à base de volailles, Protéis (Unicopa) et Carnicas Industries vont mettre en commun leur production sur un site unique d’une capacité de 30 000 tonnes dans le Finistère.
Le groupe Unicopa envisage de rapprocher son activité de produits intermédiaires de volaille de celle d’un concurrent de même taille. La société Protéis, filiale de la branche volailles d’Unicopa, qui traite 15 000 tonnes de viandes séparées mécaniquement (VSM) à Bannalec transférera à terme sa production sur le site relativement proche de la société Carnicas Industries à Trégunc, également dans le Finistère. Cette société indépendante de 25 personnes avait développé une activité similaire depuis 1985 et surtout avait lancé en 2003-2004 un programme de développement important de sa capacité industrielle et d’automatisation de son process.
Pour l’heure, les sociétés Protéis et Carnicas vont créer une société commune détenue à parts égales par chacune d’elles pour y regrouper leurs moyens industriels. Le site de Trégunc sera en mesure de doubler sa production pour la porter à environ 30 000 tonnes, une vingtaine de salariés de Bannalec étant appelés à travailler sur Trégunc.
Les lignes de production de Bannalec devant logiquement être arrêtées à compter du 1er avril, Unicopa étudie actuellement quel avenir donner à ce site.
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Certains effectifs salariés ne sont pas concernés par l’accord car l’achat des matières premières et la commercialisation des produits fabriqués continueront d’être assurés de façon autonome par les sociétés Protéis et Carnicas Industries.
Vendant respectivement pour quelque 7 M EUR de viandes séparées mécaniquement, les deux partenaires ont voulu par cet accord atteindre la performance industrielle des leaders européens et préserver leur compétitivité malgré un contexte difficile. Le marché sur lequel ils opèrent s’est d’ores et déjà mondialisé, les VSM étant destinées principalement aux industriels fabricants de charcuteries cuites (saucisses cuites type knacks, mortadelle, quenelles, …) et de pet-food tant en Europe que dans les pays tiers. Protéis, pour sa part, réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’exportation.