Tandis que Londres souhaite entièrement renégocier le protocole nord-irlandais, la Commission européenne qui s’y refuse a publié, le 26 juillet, une série de solutions sanitaires pratiques dans le cadre de sa mise en œuvre. Elles visent à la fois à simplifier les mouvements de bétail du Royaume-Uni vers l’Irlande du Nord mais aussi à clarifier les règles relatives aux produits animaux originaires de l’UE qui sont déplacés vers le Royaume-Uni pour y être stockés avant d’être expédiés en Irlande du Nord. Dans ses « non-papiers », Bruxelles explique que selon la législation européenne, les animaux (bovins, ovins, caprins) nés en Irlande du Nord après le 1er juillet 2021 doivent porter le code « XI » ou « 899 » dans leurs marques auriculaires. L’exécutif européen ajoute que les animaux introduits en provenance de pays tiers (ou du Royaume-Uni) en Irlande du Nord après le 1er juillet 2021 et identifiés de manière non conforme aux règles de l’UE doivent être réidentifiés avec des marques auriculaires portant le code « XI » ou « 899 » de la première arrivée. Il précise aussi que les animaux introduits en Irlande du Nord en provenance de pays tiers après le 1er juillet 2021 et déjà identifiés conformément aux règles de l’UE n’ont pas besoin d’être réidentifiés. Par ailleurs, Bruxelles institue un certificat qui permet la réintroduction dans l’UE de produits d’origine UE qui sont emballés et stockés sous le contrôle de l’autorité compétente du pays tiers.
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Comme expliqué dans sa déclaration du 22 juillet, Bruxelles voit dans ses mesures « créatives » une manière de répondre aux difficultés d’approvisionnement avec stabilité et prévisibilité. Mais le gouvernement britannique a déjà indiqué que ces mesures étaient « insuffisantes », selon un porte-parole cité par The Guardian.