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Protocole nord irlandais : les contrôles douaniers toujours en place

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Suite à la sortie controversée du ministre de l’Agriculture nord-irlandais qui exigeait l’arrêt des contrôles douaniers post-Brexit sur les marchandises liées à l’agriculture, la Haute cour a immédiatement réagi en ordonnant le 4 février la suspension desdites instructions. En parallèle, le conseil municipal de Belfast (BCC), qui a condamné cet acte unilatéral, vient le 7 février, de lancer une action en justice. « Cela risque d’avoir un impact sur notre capacité à remplir les obligations légales concernant les inspections dans le port », s’inquiète le BCC. L’objectif visé par cette procédure est d’obliger le ministre de l’Agriculture nord-irlandais, Edwin Poots, à respecter les exigences inscrites dans le cadre du protocole nord-irlandais.

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De son côté, l’UE, qui cherche tant bien que mal à trouver un accord avec le Royaume-Uni sur les ajustements techniques proposés (procédures douanières et contrôles sanitaires et phytosanitaires), a jugé cette initiative « inutile puisqu’elle crée de l’incertitude et de l’imprévisibilité pour les personnes et les entreprises d’Irlande du Nord ». Il est, selon elle, « important de rester concentrés sur les défis pratiques soulevés par les différentes parties prenantes sur le terrain, afin de trouver rapidement un accord qui pourrait les aider immédiatement et de manière significative tout en préservant l’intégrité du marché unique de l’UE ». Les eurodéputés de la commission du Commerce international ont également vivement réagi en déclarant le 3 février que « la renégociation du protocole n’est pas une option », et assurent qu’« il est suffisamment souple pour résoudre les problèmes pratiques rencontrés par les différents acteurs d’Irlande du Nord ». Malgré ce nouvel écueil, Bruxelles et Londres tenteront le 11 février de poursuivre la dynamique actuelle de leurs discussions.