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Protocole nord-irlandais : toujours des tensions entre Bruxelles et Londres

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Devant la nouvelle menace britannique de suspendre le protocole nord-irlandais, la Commission européenne a mis en garde le 5 novembre, sur « les graves conséquences » qu’une telle décision entraînerait pour les relations entre l’UE et le Royaume-Uni. À l’issue d’un entretien avec son homologue britannique David Frost, le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic a ainsi averti que « cela signifierait un rejet des efforts de l’UE pour trouver une solution consensuelle dans la mise en œuvre de cet accord ». Il a également déploré l’absence d’« avancées » de la part de Londres concernant les ajustements techniques sur les conditions sanitaires et phytosanitaires (SPS) et sur les procédures douanières proposés le 13 octobre par Bruxelles afin de résoudre les difficultés d’acheminement des marchandises entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord. Dans le cas où Londres suspendrait certaines dispositions du protocole nord-irlandais via l’article 16, Bruxelles a prévenu qu’elle pourrait « sans doute suspendre » dans son ensemble l’accord commercial de libre-échange conclu en décembre 2020. Une perspective qui bouleverserait ainsi intégralement le commerce outre-Manche avec le retour des droits de douane et des quotas d’exportations mais aussi qui remettrait en cause toutes les procédures juridiques mises en place en matière de règles d’origine, de mesures sanitaires et phytosanitaires et douanières.

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De son côté, Londres a indiqué que la proposition de l’UE « ne répond pas aux difficultés de fond sur la mise en œuvre du protocole » mais estime que les divergences « peuvent encore être surmontées par de nouvelles discussions intensives ». Maros Sefcovic devait rencontrer le 10 novembre les ambassadeurs des Vingt-sept et les eurodéputés, avant de retrouver Lord Frost à Londres le 12 novembre pour tenter de débloquer la situation.