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Viticulture Provence : beau temps pour les rosés

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Les rosés de Provence, qui bénéficient de l’engouement des consommateurs, se portent bien, selon les éléments économiques présentés le 24 mars par leur interprofession, le Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP).

La production mondiale de rosé est en progression depuis plusieurs années. Estimée à 20 millions d’hl en 2002, elle est passée à 22,7 millions d’hl en 2009, suivant une hausse de 2% par an en production et en consommation. La croissance de la production française de ces vins est plus spectaculaire encore, soit + 62% en 7 ans, passant de 4,5 millions d’hl en 2002 à 6,8 millions d’hl en 2009.
Le rosé représentait en 2009 plus de 8% de la production mondiale de vin.
La France est le principal producteur de vin rosé (28% des volumes), devant l’Italie (21%), l’Espagne (18%) et les Etats-Unis (18%). Une part importante est issue de la Provence. La région fournit 38% de la production nationale de rosés AOC et 8% des rosés du monde. Les autres régions productrices sont la vallée de la Loire (20%), Bordeaux et sa région (13%), et le Rhône (12%).
La Provence regroupe trois appellations : côtes de Provence (20 500 ha, 949 000 hl), coteaux d’Aix-en-Provence (4268 ha, 205 500 hl) et coteaux varois en Provence (2500 ha, 125 000 hl), sur une superficie totale de 27 268 ha qui produisent 1 279 500 hectolitres (170 millions de bouteilles) dont 88% en rosés, 9% en rouges et 3% en blancs. La filière viticole régionale regroupe 600 producteurs (540 caves particulières, 60 caves coopératives) ainsi que 72 sociétés de négoce.

Consommation doublée en 20 ans

Les volumes de rosés consommés dans le monde représentent 9% de la consommation mondiale de vin. Un chiffre en augmentation régulière.
En France, la consommation a doublé en 20 ans, elle est aujourd’hui de 25,7% du volume total des vins. Depuis 1994, les rosés ont dépassé les blancs. En GMS, les ventes sont passées de 10,8% de l’ensemble des volumes de vins vendus en 1990 à 25,7% en 2010. En valeur, les ventes ont grimpé de 17,46% à 21,58% du chiffre d’affaires des rayons « vin ».
La situation économique des rosés est saine avec un bon équilibre économique. Les stocks sont faibles et les sorties totales ont dépassé les volumes récoltés en 2010.
Les cours du vrac (60% des volumes sont vendus en vrac) sont donc fermes pour les trois appellations et restent depuis trois ans dans une fourchette de 105 à 146 euros/hl.
La vente directe – 14% des volumes de vins de Provence – permet également une bonne valorisation des produits. Les prix par bouteille varient entre 6,20 euros et 8 euros pour les rosés contre 5,8 euros et 8,3 euros pour les blancs ; 6,5 euros et 10 euros pour les vins rouges de Provence. Alors qu’en grande distribution – 43% des volumes vendus – le prix moyen de la bouteille oscille entre 2,9 euros et 3,5 euros pour les trois AOC. Le reste des vins est vendu dans les cafés-hotels-restaurants (19%), en hard discount (10%) et à l’exportation (11%).

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