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Nutrition animale Provimi met en œuvre un plan d’économies

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Grâce à des éléments exceptionnels, dont une partie est liée au règlement d’un litige, le groupe Provimi a amélioré son résultat net de 35 % en 2003. Poursuivant sa stratégie de diversification produits et géographique, il se dit prêt à grandir encore dans le domaine du petfood, qui représente 9 % de son chiffre d’affaires.

De même que les dirigeants d’Evialis l’avaient fait quelques jours plus tôt, lors de la présentation de leurs résultats, ceux de Provimi ont égrainé, en préambule de leur récente réunion financière, les multiples incidents qui ont rendu l’environnement de leur groupe difficile en 2003 : grippe aviaire aux Pays-Bas et blocage des exportations vers la Russie et l’Europe de l’Est, Sras en Asie, guerre en Irak, baisse du dollar américain et du zloty polonais, coût élevé des matières premières pour cause de sécheresse… Dans ce contexte, ils se targuent d’avoir pris rapidement les mesures nécessaires de diminution des coûts, qui, dès 2003, ont « porté leurs fruits » et devraient dégager « des économies durables pour les années à venir ». Entre autres dispositions déjà finalisées, quatre usines ont été fermées aux Etats-Unis, tandis qu’en France, l’unité Sofrada a été arrêtée, et sa production d’aliments pour poissons transférée en Espagne.

Résistance

En dépit donc de l’accumulation de nouvelles défavorables, les chiffres clés du groupe démontrent « une bonne résistance », souligne le p.-d.g, Wim Troost. Le résultat d’exploitation s’élève à 90,5 millions d’euros, en recul de 5,7 %, et de 5,9 % à périmètre et taux de change constants. En revanche, au second semestre, qui a vu la reprise de certains marchés, il s’est amélioré de 8,7 %. Compte tenu d’éléments exceptionnels de 16 millions d’euros, incluant un règlement de litige aux Etats-Unis et la cession d’actifs, le résultat net part du groupe progresse de 35 % à 24,3 millions. Quant au chiffre d’affaires, il s’est établi à 1,544 milliard d’euros. L’effet de change a eu un impact négatif de 123,8 millions plus que compensé par les acquisitions (153,8 millions). Hors effet de change et variations de périmètre, le chiffre d’affaires s’est replié de 1,4 %.

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Opportunités dans le petfood

Au nombre des rachats conclus par le groupe en 2003, figure la prise de contrôle à 61 % du polonais Rolimpex, dans lequel Provimi détenait 42 %. Avec cette opération, le groupe affirme sa place de leader en Pologne, pays qui est au cœur de sa stratégie et pèse 27 % de son chiffre d’affaires, souligne-t-on. Des synergies doivent désormais être mises en œuvre entre Provimi Polska et Rolimpex.

Le rachat du fabricant néerlandais d’aliments pour animaux domestiques, Rocofa, lui permet de compléter sa gamme de produits et lui apporte une usine « sophistiquée », où sont travaillées des viandes fraîches. L’activité petfood représente désormais 9 % du chiffre d’affaires (hors négoce) du groupe. Sur ce marché mondial en croissance, Provimi entend saisir d’autres opportunités, en Europe de l’Est, en Amérique du Sud, mais aussi en Europe de l’Ouest, indique Wim Troost.