L’Union européenne dans son ensemble a respecté en 2019 les plafonds d’émission des quatre principaux polluants atmosphériques que sont les oxydes d’azote, les composés organiques volatils non méthaniques, le dioxyde de soufre et l’ammoniac, selon une évaluation de l’Agence européenne pour l’environnement du 26 août. Mais, individuellement, certains dépassent les limites nationales qui leur sont fixées par la directive européenne : c’est notamment le cas de la République tchèque, de l’Irlande, de la Croatie, et surtout de l’Espagne (dépassement de 33 %) pour ce qui est de leurs émissions d’ammoniac.
Encore des efforts pour 2030
Et, prévient aussi l’agence européenne, les États membres doivent poursuivre leurs efforts pour respecter les engagements de réduction pour la période 2020-2029, notamment pour les oxydes d’azote, les particules fines et l’ammoniac. Par exemple, vingt-deux États membres doivent réduire encore leurs émissions d’ammoniac pour atteindre leurs objectifs de réductions pour 2030. Les émissions d’ammoniac ont quand même diminué de 8 % depuis 2005. Entre 2018 et 2019, vingt-trois États membres de l’UE ont déclaré des réductions, ce qui s’est traduit par une baisse globale des émissions de l’UE de 2 % sur cette période.
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La Commission européenne prépare une révision des normes de qualité de l’air pour le troisième trimestre 2022 en vue de les aligner plus étroitement sur les normes de l’OMS dans le cadre du Green deal européen. Et dans le cadre de son plan pour « une pollution zéro de l’air, de l’eau et du sol », elle souhaite introduire des exigences plus strictes pour lutter contre la pollution de l’air à la source, « par exemple dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, des bâtiments et de l’énergie, ainsi que des transports ».