Abonné

Qualité de l’eau : les solutions de l’agence européenne de l’environnement pour l’agriculture

- - 2 min

L’adoption plus large de l’agroécologie, de l’agriculture biologique et de solutions agricoles basées sur la nature sont nécessaires pour réduire les pressions sur l’eau, rappelle dans un nouveau rapport publié le 25 février l’Agence européenne de l’environnement qui soutient les objectifs ambitieux fixés par la stratégie « de la ferme à la table ». En 2016, environ 50 % des masses d’eau de surface et 25 % des masses d’eau souterraines de l’UE n’étaient pas en bon état, selon la directive-cadre sur l’eau. Principale responsable selon l’agence européenne : l’agriculture, en raison de la pollution par les nutriments et les produits chimiques, du captage d’eau et des modifications physiques des habitats, notamment par le stockage de l’eau et le drainage des terres. Bien que certains progrès aient été réalisés, il y a eu peu de signes d’amélioration au cours des dix dernières années.

Il est donc, pour l’agence européenne, urgent de relever ces défis, car les effets du changement climatique dans certaines régions d’Europe exacerbent les pressions sur l’eau et constituent même un risque pour la production agricole. Pour cela l’UE doit donner la priorité au financement de l’agriculture durable dans les prochains plans stratégiques de la Pac afin d’aller au-delà des strictes attributions de la politique de l’eau. Mais la seule Pac ne suffira pas, souligne le rapport qui préconise une combinaison de mesures avec les plans de gestion des bassins fluviaux et des politiques plus systémiques associant l’eau, l’agriculture et les systèmes alimentaires et énergétiques.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

stratégie de la ferme à la table
Suivi
Suivre

Trois domaines d’amélioration de la gestion au niveau des exploitations et des bassins sont mis en évidence : le développement de systèmes plus durables, la fixation de limites claires pour l’utilisation des ressources dans l’agriculture, et l’établissement des systèmes de connaissance. Et les auteurs de l’étude de conclure : « Nombre de ces recommandations sont déjà mises en œuvre, mais elles doivent être plus largement adoptées et rationalisées dans toute l’Europe. »