L'Algérie a décidé de ne pas prendre possession de toute livraison de blé d'origine « mixte » après le recours à l'importation par la France pour pallier les problèmes de qualité affectant la récolte, a appris l'AFP le 28 août de source proche du dossier. « L'office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a demandé à ses fournisseurs de respecter les clauses du cahier des charges qui impose une origine unique pour le blé », a précisé cette source à l'AFP. L'Algérie est le premier acheteur de blé français, à hauteur de 5 Mt en moyenne. Dans une correspondance adressée il y a quelques jours à ses fournisseurs, « l'OAIC a précisé qu'il n'accepterait aucune livraison de blé issu de mélanges de différentes origines. Le cahier des charges est clair : les céréales doivent provenir du pays d'origine », selon la même source. L'organisme algérien a particulièrement insisté sur la qualité du blé et notamment l'indice de Hagberg, critère de qualité boulangère. L'OAIC réagissait à des informations de presse selon lesquelles la France, premier exportateur européen de céréales, a importé du blé pour pallier sa mauvaise récolte et pouvoir ainsi fournir ses grands clients étrangers, dont l'Algérie.
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