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Opinion Qualité, sécurité : le jugement sévère des Français

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Exigeants pour leurs achats alimentaires, les Français se disent déçus par les produits qu’ils achètent, avec une qualité perçue comme médiocre. Après l’affaire Lactalis, ils jugent durement les industriels qui devraient toujours être en mesure de déceler un produit défectueux ou présentant un risque.

Si l’on en croit les résultats d’un sondage effectué par Opinion Way pour Veeva début juin auprès de 1002 personnes, les Français sont très clairement attachés à la notion de qualité lorsqu’ils effectuent des achats. Quels que soient les produits, la qualité arrive toujours en tête (54%) devant le prix (43%), l’expérience en magasin ou la promesse de la marque. 

Mais c’est l’alimentaire qui est le secteur pour lequel la qualité est le critère le plus dominant, à 74%, alors que cela est moins essentiel pour les médicaments, l’auto ou la cosmétique. 

Encore faut-il savoir ce qu’entendent les Français par qualité. Pour eux, c’est d’abord la composition du produit, suivie de l’origine France, la présence d’un label et les normes de production. Confrontés à leurs propres exigences, les sondés se montrent déçus par la qualité des produits : ils sont 36% à penser que la qualité des produits alimentaires n’a pas changé et 31% à penser qu’elle a diminué. L’alimentaire arrive même en tête des produits les plus décevants (63%), devant les biens d’équipement de la personne, les produits d’entretien ou la cosmétique.

Le « made in France » rassurant

Pour se rassurer, les Français se tournent vers les produits hexagonaux :  locaux, issus de petites entreprises, et dans une moindre mesure vers les marques françaises et les MDD. Tandis que les marques étrangères sont moins bien vues.

Après l’affaire Lactalis, qui a éclaté fin 2017, Opinion Way a interrogé les Français : 17% disent avoir été concernés par le rappel d’un produit. Leur sentiment est ambivalent vis-à-vis des rappels : plus de 9 sondés sur 10 estiment qu’une entreprise qui organise un rappel fait preuve de responsabilité, mais ils sont aussi 76% à penser qu’elle le fait en pensant avant tout à sa réputation. Et à plus de 90%, ils estiment qu’une entreprise devrait toujours être en mesure de déceler un produit défectueux ou présentant un risque avant sa mise sur le marché.