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Production bovine Quatorze propositions sénatoriales pour la filière bovin viande

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La commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire du Sénat s'est intéressée à la crise en élevage bovin. Elle a ainsi adopté à l'unanimité, le 6 juillet, une série de 14 propositions du sénateur Gérard Bailly (UMP), président du groupe d'études sénatorial de l'élevage. Dans son discours, il a relevé les principales difficultés rencontrées par la filière et remis sur la table des sujets vieux comme Hérode et/ou sensibles : développement de l'engraissement et des exportations, adaptation de l'offre à la demande, contractualisation…

C'est à l'unanimité que la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire du Sénat, réunie le 6 juillet, a adopté le rapport de Gérard Bailly (UMP), président du groupe d'études sénatorial de l'élevage. Intitulé Filière viande bovine : agir maintenant pour sauvegarder nos territoires, ce rapport avance « 14 propositions pour préserver la filière en France et renforcer l'élevage bovin orienté vers la production de viande », selon un communiqué de presse du jour même de la commission. Développement de l'engraissement sur le territoire, des circuits courts, de la recherche, de l'exportation, de la contractualisation, renforcement du plan de modernisation des bâtiments d'élevage (PMBE), conciliation entre normes environnementales et compétitivité et maintien du couplage des aides dans la politique agricole commune (PAC) après 2013 font partie de ces propositions.

L'urgence de la situation mise en avant

La commission a également voté pour favoriser le regroupement des éleveurs, la transmission des exploitations et surtout « imposer la transparence des prix et des marges, en particulier des marges de la grande distribution ». Par ailleurs, Gérard Bailly propose de rétablir une régulation européenne du marché de la viande bovine (stocks d'intervention). Il faut également « alléger le coût du travail dans les exploitations agricoles et dans les abattoirs ». De plus, « mieux couvrir les risques économiques des éleveurs, par la sécurisation du prix de l'alimentation, la mise en place d'une assurance sur les fourrages, la couverture du risque sanitaire par des fonds de mutualisation, et la mise en place de caisses de sécurisation de marges » est une priorité. Dans son allocution, Gérard Bailly a fait le point sur les difficultés rencontrées par la filière et sur l'urgence de la situation, notant que la crise est d'autant plus grave que même les exploitations les plus performantes sont touchées.

Une crise structurelle et non conjoncturelle

Pour Gérard Bailly, cette crise est structurelle et la sécheresse ne fait que mettre en relief des difficultés déjà anciennes. Une réponse conjoncturelle ne résoudra donc pas les difficultés. Il a identifié 7 défis que la filière devra relever à l'avenir : maîtriser les coûts de production, améliorer la compétitivité du secteur de l'abattage (coût de main d'œuvre, sécurité sanitaire, moindre performance des structures…), avoir une position offensive sur les marchés exports, adapter l'offre à la demande (carcasse trop lourde), mieux répartir la valeur ajoutée entre les maillons de la filière, assurer le renouvellement des générations et répondre aux demandes sociétales. Il a également rappelé l'importance de l'élevage dans l'entretien du paysage et le maintien de la vie rurale, justifiant d'une aide spécifique de la part de la collectivité pour ces services rendus.

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