Le journal Que-Choisir qui a réalisé des tests sur les produits de l’agriculture biologique (100 produits à la loupe), dresse un bilan positif pour ce type de production dans son numéro de juin 2006. Moins de nitrates, moins de résidus de pesticides et pas plus de mycotoxines, telles sont les conclusions des analyses.
Après avoir analysé 75 aliments biologiques, «seuls six produits renferment des résidus de pesticides interdits et, dans la majorité des cas, les teneurs sont si faibles que l’on peut supposer qu’il s’agit de contaminations fortuites», note l’UFC. Ce qui lui permet d’écrire que les fraudes et le faux bio ont disparu des rayons des magasins.
Quant à la présence de mycotoxines dans les produits bio, redoutée par l’Académie des sciences dans un rapport de 1999, «aucune des études menées depuis n’a montré de différences majeures entre produits bio et conventionnels sur ce point, comme a pu le constater l’Afssa», note le journal. «Même si l’échantillonnage est réduit (100 produits, ndlr), notre test va dans le même sens», poursuit-il, invoquant l’incidence des conditions de stockage et les pratiques culturales. «Si les deux systèmes sont sur un pied d’égalité pour les mycotoxines, l’agriculture biologique prend nettement l’avantage lorsque l’on s’intéresse aux traces de produits de traitement présentes dans les aliments. Ainsi les nitrates qui peuvent se transformer en substances cancérigènes (nitrosamines), se retrouvent en moindre quantité dans les produits bio», note encore Que Choisir.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Moins de bactéries antibiorésistantes
Et il ajoute : «Autre avantage, la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques est très sensiblement inférieure dans les élevages biologiques par rapport aux conventionnels. Enfin, la quasi-absence de résidus de pesticides chimiques est évidemment un plus, ces molécules étant soupçonnées d’effets toxiques». Même si les avantages nutrionnels des aliments bio font encore l’objet de discussions, certains ont été mis en évidence, poursuit l’article : plus grande richesse en vitamine C, fer et magnsium ; produits végétaux mieux dotés en polyphénols ; meilleurs profils des graisses dans les viandes ; volailles moins grasses. Le journal s’inquiète que le projet de réglement européen et la loi sur la coexistence des cultures OGM et non OGM remettent en cause la spécificité de la bio française.