Pour Nicolas Bricas, chercheur au Cirad, le monde est « bel et bien entré dans une zone de turbulence durable ». La faute aux spéculateurs qui, dans un contexte de crise des marchés financiers, ont eu le réflexe de se replier sur le « physique ». « En 2008, dans les journaux financiers, on trouvait de pleines pages de publicité incitant les spéculateurs à s’intéresser à des « paniers » financiers composés de métaux, de pétrole et d’aliments », raconte le chercheur. Mais ces phénomènes n’expliquent pas à eux seuls les émeutes de la faim de 2008. « Il y a un consensus aujourd’hui pour tenter de limiter les comportements d’erreur liés à la fluctuation des prix », explique-t-il. En clair, « le problème n’est pas seulement d’améliorer la qualité de l’information mais de veiller à ce que tous les acteurs, et pas seulement les plus puissants, y aient accès rapidement ». D’autres leviers sont possibles, notamment du côté de l’OMC.
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