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Edito Quelles marges ?

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Pire que d’habitude ? Tous les ans, c’est le même refrain. Les négociations commerciales iraient de mal en pis. C’était bien la peine de tant s’éreinter à perfectionner les règles du jeu, à faire modifier la loi, à ménager des transitions, à accentuer le rôle de gendarme des autorités publiques ! Et pourtant les «satisfecit» adressés à la loi Dutreil n’avaient pas manqué, elle a été saluée en son temps pour sa modération et même qualifiée de compromis raisonnable susceptible de sonner la paix des braves. L’ennui, à quelques jours de la conclusion officielle des contrats, c’est que ceux qui voulaient en avoir terminé fin janvier y sont peut-être arrivés, mais qu’ils sont encore très peu nombreux : seulement 20 % des entreprises auraient signé à ce jour, avance le président de l’Ania qui pronostique que la majorité des accords ne seront, comme l’an dernier, pas signés avant la mi-mars.  «Même s’ils vendent moins cher, les distributeurs ne veulent pas diminuer leurs marges», explique Jean-René Buisson. En fait, à en croire l’observatoire Euler Hermes, ils l’ont déjà fait, surtout les plus petits d’entre eux, au point que les défaillances de supermarchés seraient en progression. Pour les plus grandes enseignes, en revanche, le niveau des marges arrière reste aussi élevé, ce qui veut dire que les industriels continuent à mettre beaucoup de leur poche. Au point que l’Ania, désireuse d’y voir clair, va enquêter pour la première fois à travers ses fédérations et donner fin février le résultat quasi statistique de ces négos 2007. Auparavant, l’Ilec aura donné sa propre vision des choses dans une étude qu’elle doit révéler le 13 février…

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