En forme de conclusion, l’étude de l’ARAP trace des pistes d’évolution pour l’avenir. Elle propose de clarifier le rôle de la réglementation environnementale et de renforcer son aspect pédagogique, de distinguer ce qui relève du réglementaire et du volontaire et d’harmoniser les différents zonages. Pour des zones où il existe un objectif urgent de reconquête de la qualité de l’eau, la réglementation paraît être un outil plus efficace. L’ARAP suggère encore de définir et vulgariser des indicateurs objectifs de bonnes pratiques (tels que l’IFT ou la mesure de résultats azotés), de sécuriser les démarches environnementales sur les plans économique et « psychologique » en proposant des itinéraires techniques balisés avec des outils comptables pour analyser l’impact économique d’un changement de pratique. C’est une démarche nécessaire pour concilier environnement et économie. Enfin, les MAE pourraient être ouvertes à d’autres systèmes que les systèmes herbagers et retrouver un rôle expérimental. Un dernier conseil est d’élaborer une charte destinée aux filières qui serait adaptée aux enjeux des territoires, pour limiter les contradictions entre logiques de filière et de territoire.
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