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Qui investit et sur quelles cibles ?

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– La France figure parmi les premiers investisseurs, ayant été à l’origine de 126 opérations depuis 1998, soit plus que l’Australie, les Etats-Unis et l’Espagne.

Les deux tiers des investisseurs sont situés dans les pays de production et ont d’abord tendance à investir dans leur propre pays, signe que le but recherché est la concentration de l’offre.

Près d’un quart des opérations sont néanmoins des achats transnationaux motivés par le fait que le développement purement interne n’est pas suffisant pour lancer des stratégies export. Les investisseurs les plus actifs dans ces opérations impliquant plusieurs pays sont surtout originaires de pays non producteurs mais où la consommation progresse fortement (Royaume-Uni, Etats-Unis, Australie). Dans ces investissements transnationaux, la France a été le pays le plus convoité, depuis le Bordelais, la Bourgogne jusqu’au Languedoc ou la Champagne.

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– Dans l’ensemble des acquisitions observées au cours de la période 1998-2005, l’Australie, la France et l’Espagne, suivis des Etats-Unis et de l’Italie, se retrouvent parmi les trois pays les plus ciblés. Au total, les trois quarts des fusions ou acquisitions ont eu pour cibles des entreprises situées dans des pays producteurs.

Enfin, concernant la nature de ces opérations, l’étude évalue à 60 % la part de celles qui visaient à obtenir un contrôle quasi-total de l’entreprise ciblée, sans doute pour éviter des conflits d’intérêts entre actionnaires le plus souvent familiaux.