Dans les années 70 et 80, les montagnes de beurre et de poudre de lait écrémé achetées à l'intervention par l'UE dépassent parfois le million de tonnes. Une situation intenable, sur le plan budgétaire notamment. D'où l'instauration des quotas laitiers en avril 1984, d'abord pour cinq ans. Par la suite, toutefois, ce régime, reconduit à plusieurs reprises, fait de plus en plus tache au sein d'une Politique agricole commune libéralisée, à coup de réformes, en 1992, 1999 et 2003, pour renforcer son « orientation sur le marché ». Une orientation qui doit aussi beaucoup à l'impulsion donnée par le Gatt, devenu ensuite l'OMC. La décision est donc prise de supprimer les quotas laitiers lors de la « révision à mi-parcours » de la Pac, en 2003. Décision confirmée par le « bilan de santé » de 2008, moyennant une augmentation graduelle des quotas sur cinq ans. Un sérieux accident de parcours, la crise de marché de 2009 donne naissance en 2012 au « paquet lait », qui établit de nouvelles règles pour les contrats dans le secteur et cherche à améliorer la position de négociation collective des producteurs. Une nouvelle réforme, en 2013, adapte encore le système des paiements directs aux agriculteurs. Mais elle autorise aussi certains soutiens couplés volontaires, que pas moins de 18 États membres appliquent à la production de lait, pour un montant de quelque 800 millions € en 2015. Et, comme prévu, le régime des quotas laitiers est définitivement supprimé le 31 mars 2015. Son équivalent pour le sucre est encore en vie. Il expirera le 30 septembre 2017. Agra Europe
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