La présidente de l'Autorité française de la concurrence, Isabelle de Silva, a plaidé pour un contrôle accru dans l'UE des acquisitions réalisées par les plateformes comme Google, gourmandes en start-up, dans un entretien à l'AFP. Lors d'une visite à Bruxelles le 20 janvier où elle a rencontré Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission européenne, chargée de la concurrence et du numérique, Mme de Silva a apporté sa contribution à la réflexion en cours dans l'UE pour actualiser les règles sur les concentrations. «On pourrait par exemple créer un nouvel outil qui obligerait les plateformes systémiques à informer les Autorités de concurrence de toutes leurs acquisitions, quel que soit leur montant», a dit Mme de Silva à l'AFP.
Actuellement, les entreprises sont tenues de notifier aux autorités de la concurrence leurs acquisitions quand le chiffre d'affaires de l'entreprise rachetée dépasse un certain seuil. Or, ces dernières années dans l'industrie high tech, de nombreuses start-up sont la cible – parfois consentante – de grandes entreprises, ce que l'on appelle les "killer acquisitions". «Nous pensons qu'aujourd'hui nous manquons d'une vision approfondie sur ces politiques d'acquisition», a-t-elle ajouté, citant notamment la politique d'achats à tout-va de Google.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.