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Fruits et légumes Raisonner produit par produit

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Alain Berger, inspecteur général de l’agriculture, a tenu une conférence le 13 janvier devant les étudiants de l’INH (Institut national d’horticulture) à Angers, sur les « forces et faiblesses de la filière des fruits et légumes ». Il est un des trois experts chargés, avec le cabinet Ernst & Young, d’un audit sur la filière, qui vient d’être remis à Hervé Gaymard. Selon lui, les professionnels des fruits et légumes doivent raisonner de plus en plus par filière de produit.

Alain Berger s’exprimait surtout ce jour en tant qu’ancien directeur de cabinet de Jean Glavany quand il était ministre de l’Agriculture. En résumé de son intervention, le secteur a fait d’importants efforts d’organisation, avec une amélioration qualitative et une différenciation des produits, efforts d’autant plus difficiles à réaliser qu’ils concernent des produits fragiles. Mais il suffit qu’un maillon manque à la chaîne pour que les efforts d’une filière soient anéantis. Il recommande de raisonner davantage produits par produits, en tenant compte de leurs contraintes propres, de leur environnement concurrentiel spécifique (tantôt le concurrent est l’Espagne, tantôt l’Italie, tantôt les Pays-Bas, etc).

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Considérer davantage les produits peut amener à confier un rôle accru aux sections nationales. Des actions comme celles des "clubs" sont à poursuivre. Il a cité le cas de la Pink Lady, une variété de pomme, mise au point par des obtenteurs néo-zélandais, qui la confient à des arboriculteurs agréés, et qui produisent sous un cahier des charges et la commercialisent dans des circuits choisis.