Abonné
Les Pays-Bas sont opposés à la rallonge de 11,2 milliards d’euros – dont 460 millions destinés au développement rural – demandée le 27 mars par la Commission européenne pour couvrir des impayés datant de 2012 et financer cette année la politique de cohésion (2). « Des engagements ont été pris dans le passé alors que le budget était trop petit pour cela », a indiqué le 2 avril le ministre néerlandais des finances et président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. « C’est une tendance récurrente dans l’Union européenne qui consiste à prendre des engagements alors qu’il n’y a pas assez d’argent, et nous n’avons pas envie que le budget soit à chaque fois élargi », a-t-il ajouté. « Je constate que, dans sa proposition, la Commission n’a fait aucun effort pour trouver des opportunités sur d’autres postes du budget », a en outre indiqué le ministre dans une lettre adressée le même jour aux députés néerlandais. Dans cette lettre, il insiste sur la « nécessité » de s’allier avec d’autres pays pour former une « minorité de blocage » en vue de modifier ce budget rectificatif, qui doit, selon lui, être adopté à la majorité qualifiée, et trouver une « solution acceptable ».
Le Royaume-Uni avait lui aussi, dès le 27 mars, fermement rejeté la demande de la Commission.
(2) Voir n° 3392 du 01/04/13
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre