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Ramdam Social ouvre son capital

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Julie Boureau et Luc-Olivier Pieret, les cofondateurs de Ramdam Social. Crédits : © Julie Luc O

Ramdam Social qui lutte contre la précarité grâce aux courses du quotidien, lève des fonds sur la plateforme Sowefund, pour élargir sa communauté. 

Ramdam Social qui transforme les courses du quotidien en acte solidaire, lance aujourd’hui, une levée de fonds participative sur la plateforme Sowefund pour un montant de 300 000 euros. Le ticket d’entrée est fixé à 100€. La société qui s'adresse à sa communauté, consommateurs, producteurs partenaires, distributeurs et associations, indique dans son communiqué du 9 mars 2026, qu'elle « veut désormais transformer l’investissement en acte d’engagement ». 

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« Plus que la dimension financière, nous voulons donner la possibilité à tout le monde de participer. Et nous voulons montrer que le modèle fonctionne. Que les tendances de consommation des uns, peuvent aider les autres, en apportant des solutions pour lutter contre la précarité », explique Julie Boureau, cofondatrice de la société avec Luc-Olivier Pieret, en mars 2023. A noter que la société a déjà levé 1,6 M€ depuis sa création. 

Se développer au delà des frontières

Avec les fonds levés, Ramdam Social prévoit d’augmenter le nombre de points de vente, en se tournant vers les circuits hors domicile. « Nous sommes déjà dans les cinémas UGC et Pathé-Gaumont, et dans les points Relais et ça marche. Nous aimerions entrer dans les salles de spectacles, les stades, les parcs d’attraction…, explique la dirigeante. Nous aimerions aussi développer de nouveaux produits pour associer d’autres producteurs à d’autres projets associatifs ». Ramdam Social compte aussi se développer hors des frontières. « Nous avons des demandes de certains distributeurs de pays frontaliers. Nous envisageons de faire des tests en Belgique, aux Pays-Bas et aussi en Angleterre », poursuit-elle. 

Les produits Ramdam Social qui sont distribués aujourd’hui dans 4500 magasins d’une quinzaine d’enseignes, ont permis de financer environ 1,5 millions d’aides concrètes. La promesse de Ramdam est double. Tout d'abord, chaque achat d’un produit à sa marque permet de financer une offre concrète à une association. Par exemple, l’achat d’un paquet de chips Ramdam permet de financer soit une soupe, soit un biscuit et une boisson chaude lors des maraudes du Samu Social. Ou encore, la vente de plats cuisinés sert à financer la distribution de fruits et légumes frais à des étudiants en situation de précarité par l’Association Linkee. Et il en va de même avec chacune des autres associations (le Secours Populaire, les Banques Alimentaires et l'Association Dons Solidaires) pour chacun des autres produits (biscuits apéro, cookies et serviettes périodiques) vendus par Ramdam. 

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Des aides concrètes 

« Nous ne communiquons pas tant sur la redistribution financière de Ramdam aux associations, mais plutôt sur ce que cela permet de financer concrètement », insiste la cofondatrice. Et la deuxième promesse de Ramdam, c'est que tous les produits à sa marque sont fabriqués par des PME en France pour maintenir l’emploi et l’économie de proximité. En avril, Ramdam Social proposera une offre destinée à lutter contre la précarité infantile avec les Restos du Cœur. La société vise la rentabilité en 2026.

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Dans tous les cas, Ramdam s’assure que les sommes qu’elle reverse aux associations (7% de son chiffre d’affaires) ont bien servi à distribuer le produit convenu. Le manque de transparence est un des points soulevés par les donateurs. Et parmi ceux qui aimeraient donner, mais ne le font pas, « il y a ceux qui disent ne pas y penser, ou ne pas en avoir les moyens, c’est pourquoi nous utilisons leurs courses du quotidien pour partager la valeur, sachant que nos produits sont au même prix que ceux de leur catégorie », précise Julie Boureau.