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Rapport du CGAAER d’octobre 2010

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Ce rapport, consacré à la compétitivité de la filiale volaille de chair français, cité dans une étude de FranceAgriMer, constatait un recul de 20% de la production française entre 2011 et 2009, pendant que l’Allemagne réalisait un gain de 38% et le Brésil de 53%. La part de la production française dans l’approvisionnement national est passée de 78% à 64% en 2009 pour le poulet et de 96 à 85% pour la dinde. Les exportations sont en chute de 34%. Deux tiers des exploitations sont non spécialisées, les chefs d’exploitations âgés, les bâtiments vieillissants, les performances inégales. Les différences de coûts entre la France et l’Allemagne ou le Brésil sont clairement identifiées. Pour le poulet, le Brésil possède un avantage de 630 euros par tonne, l’Allemagne de 123 euros et même de 160 euros pour la dinde de ce dernier pays. L’avantage allemand repose sur un coût de main d’œuvre inférieur de 8 euros par tonne, un régime de TVA agricole plus avantageux et un aliment moins onéreux.
Le rapport propose les recommandations suivantes : indiquer le pays d’origine sur les étiquettes, inventer l’exploitation avicole de demain (optimiser le « panier » d’activités et la taille de l’exploitation, concevoir un nouveau bâtiment plus économique et plus performant techniquement, générer de nouvelles recettes, notamment par la production d’énergies renouvelables), négocier avec l’UE la suppression des distorsions de concurrence liées à la TVA et au coût du travail et défendre les restitutions sur le poulet, standardiser les gammes, assouplir les règles de la concurrence en autorisant davantage de concentration.

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