Demeter Partners et Emertec Gestion, deux entreprises de capital-investissement pionnières dans le financement des projets de technologies propres (énergies renouvelables, chimie du végétal, protéines d’insectes, algues, restauration des sols, etc.), ont annoncé le 24 novembre leur rapprochement. Ce mouvement a pour but d'augmenter le montant des « tickets moyens » par investissements et de devenir leader du capital-investissement dans cette économie en pleine croissance.
« Un plus un égal trois. À deux, nous pourrons attirer des investisseurs pour des projets de 0,5 à 30 M€ », a indiqué Stéphane Villecroze, directeur de Demeter Partners. Demeter et Emertec Gestion, spécialisées dans le financement de projets de technologies propres, ont décidé de se raprocher. Les deux entreprises investiront dans des projets régionaux comme elles le faisaient déjà chacune de leur côté, mais cette fois ensemble, et avec l’assurance de la croissance du nombre de projets et de leurs enjeux financiers : « Nous avons suffisamment à faire à l’échelon régional, sans avoir à aller investir à New-York ou Shanghaï », a précisé Bernard Maître, président du directoire d’Emertec, pour montrer l’étendue de ce domaine d’action.
Un domaine d’action étendu et diversifié
Les deux sociétés ont déjà dans leur portefeuille des entreprises financées par leurs investissements, telles Ynsect (insectes comme source de protéines animales), Naïo (robots agricoles et viticoles), Thermya (production de biomasse torréfiée), Fermentalg (producteur d’huiles et de protéines), Olygose (spécialisé dans la valorisation des oligosaccharides comme ingrédients d’aliments-santé). On voit donc à la fois ces deux sociétés financer des projets alimentaires qu’agronomiques et qu’énergétiques. Mais le cadre est beaucoup plus large : les deux sociétés financent des entreprises telles Vergnet (fabricant français d’éoliennes et de pompes à eau en milieu rural), Invicta (poêles à bois), Ambene Ingénierie (électricité verte et chaleur à partir de biomasse), Microphyt (produits naturels innovants extraits de microalgues), IES (solutions de conversion d’énergie pour véhicules électriques). Le rayon d’action des deux sociétés touche aussi bien l’investissement dans des start-up qui vendent de l’innovation, des procédés et du conseil, que des entreprises de production industrielle. Ainsi la société Ynsect vend un modèle de production à travers une ingénierie commercialisée, mais qui s’implique aussi dans la production d’insectes comme source de protéines animales, a indiqué Bernard Maître.
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Outre cette diversité à l’intérieur de ce grand domaine qu’est l’économie du renouvelable, les deux investisseurs font des incursions jusqu’aux abords de la recherche : « Nous sommes très impliqués, en amont des projets, avec des centres de recherche comme le CNRS et les pôles de compétitivité (comme le pôle IAR - Industrie et agro-ressources), et parfois nous allons jusqu’à participer à la création d’entreprises », a témoigné Bernard Maître. Parmi les investisseurs des deux sociétés figurent Unigrains, Avril, la coopérative Vivescia, le CNRS, Total, Suez, Groupama Val de Loire.
« Nous sommes très impliqués navec des centres de recherches et les pôles de compétitivité »