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Plats cuisinés/Restructuration Raynal et Roquelaure réorganise ses activités et poursuit ses investissements

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Le fabricant de conserves Raynal et Roquelaure a annoncé une restructuration de ses activités qui va se traduire par la suppression de 19 emplois sur le site de Sainte-Livrade (Lot et Garonne), et le transfert de 22 postes vers le site de Capdenac-Gare (Aveyron). L’objectif est de parvenir à une plus grande spécialisation de ces deux sites pour gagner en compétitivité, à l’image du troisième pôle de production qui reste spécialisé dans les plats cuisinés italiens.

Face aux difficultés rencontrées sur le marché français des plats cuisinés à marques de distributeurs, la direction de l’entreprise a présenté, le 28 novembre, aux représentants du personnel un projet de spécialisation de ses sites. Raynal et Roquelaure fait valoir que la ligne de production dédiée aux boîtes de conserve en MDD est sous-utilisée sur le site de Sainte-Livrade. « Cette activité souffre d’un écrasement des marges et n’est absolument pas compétitive », nous a précisé Norbert Glemet, directeur général du groupe. La décision a donc été prise de transférer cette activité vers Capdenac-Gare qui dispose d’une ligne de production également dédiée à la production de boîtes rondes. « Ce regroupement redonnera de la compétitivité aux produits destinés à la MDD, car nous aurons un meilleur retour sur investissement en le faisant sur une ligne plutôt que sur deux. Cela se répercutera également sur la compétitivité des marques nationales », explique le dirigeant. Le site de Capdenac, qui abrite le siège social du groupe, traitera alors près de 20 000 tonnes par an, sous le même toit, contre 12 000 t actuellement. L’entreprise envisage un investissement « de l’ordre de 1,6 million d’euros qui permettra de retrouver des cadences pour gagner en productivité » et de réunir l’ensemble des matériels spécifiques destinés au braisage, au blanchiment des viandes et légumes et à la confection des sauces complexes. Le site de Sainte-Livrade conservera son activité dédiée à la fabrication des recettes en assiettes micro-ondables, pour laquelle, depuis 2007, 4 millions d’euros ont été investis et tenter de compenser les pertes de volumes des boites rondes.

Un plan social limité

La réorganisation de ces activités conduira à la suppression de 19 postes et au transfert de 22 postes de l’unité de production de Sainte-Livrade (qui en compte 127) vers celle de Capdenac-Gare (220 personnes), à l’issue des différentes procédures d’information-consultation engagées. Afin de favoriser le maintien dans l’emploi des collaborateurs concernés, l'entreprise proposera une démarche de redéploiement professionnel par anticipation destinée à identifier des solutions d’emploi tant en interne qu’en externe sur le bassin de Sainte-Livrade, avec l’accompagnement d’un cabinet spécialisé, précise le groupe. Celui-ci justifie la nécessité de cette réorganisation par le déclin structurel grandissant du marché des plats cuisinés en conserve, avec une érosion d’en moyenne 1% des volumes tous les ans et, d’autre part, par une surcapacité où l’offre est désormais deux fois supérieure à la demande. Le troisième site du groupe, situé à Camaret dans le Vaucluse (84) à proximité d’Orange et d’Avignon, n’est pas concerné par cette réorganisation. Celui-ci est le plus grand site européen spécialisé dans la production de plats cuisinés appertisés italiens (ravioli, cannelloni, sauces tomate, sous la marque Zapetti) et exotiques (couscous, paellas) et emploie 212 personnes. « Sur le plan des plats cuisinés italiens, notre société est imbattable », juge Norbert Glemet. L’objectif est d’atteindre la même excellence avec un site de Capdenac-Gare concentré sur les plats cuisinés français et exotiques et celui de Sainte-Livrade sur les conditionnements innovants et les technologies plastiques.

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