Les producteurs de bioéthanol (AGPB, AGPM, CGB et SNPAA) comme ceux de biodiesel (Proléa) se sont félicité que l’étude de l’Ademe sur l’analyse du cycle de vie des biocarburants de 1re génération confirme les atouts environnementaux et énergétiques des biocarburants français. « Ces résultats satisfont pleinement aux critères de durabilité définis par la directive énergies renouvelables de la Commission européenne, qui imposent au biodiesel de réduire d’au moins 35 % les émissions de CO2 par rapport à un carburant traditionnel », souligne Proléa dans un communiqué. Même constat pour les producteurs de bioéthanols dans un communiqué commun. Selon eux, la prise en compte du changement d’affectation des sols ne touchera les biocarburants européens car « des terres ont été rendues disponibles pour de nouveaux débouchés comme le bioéthanol, par exemple avec les restrictions sur les exportations de sucre et les améliorations de rendement », expliquent-ils. Ils demandent désormais que soit corrigée la fiscalité qui taxe plus l’énergie issue du bioéthanol que celle issue de l’essence et qu’un objectif d’incorporation de 10% de bioéthanol d’ici 2015 soit fixé par les pouvoirs publics. Par contre l’association environnementale France nature environnement tire de cette étude des conclusions bien différentes. Pour FNE, le bilan est désastreux dès lors que l’on tient compte du changement d’affectation des sols. L’association appelle donc le gouvernement à renoncer à toute politique d’incitation à la production et l’utilisation de biocarburants.
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