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Edito Réactivité

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Il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que la planète agricole réagisse. Un an après la flambée des prix des grandes cultures, le Conseil international du blé annonce une récolte record pour 2008. Une prévision qui se fonde notamment sur une extension des surfaces plantées. Les marchés agricoles ne sont pas très différents d’autres marchés plus industriels comme le pétrole ou les semi-conducteurs. Lorsque le prix augmente, on met en production des régions ou des outils qui retrouvent soudain une nouvelle rentabilité. Cette flexibilité est telle qu’elle fait mentir ceux qui croient que les biocarburants vont durablement prélever sur les terres destinées à nourrir la population. La planète a des ressources considérables même s’il faut prendre garde à ce qu’on ne déforeste pas définitivement des zones sensibles.

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Reste à observer ce qui se passera sur les prix des grandes cultures. Il n’est pas du tout sûr que, à la faveur d’une augmentation de l’offre, les prix s’affichent à la baisse. Ils n’ont même pas réagi dans ce sens à l’annonce des prévisions du CIC.C’est que la demande a des raisons de rester élevée pour encore longtemps, ne serait-ce qu’en raison de l’augmentation de la population mondiale et de la hausse de pouvoirs d’achats dans des régions à forte densité comme l’Asie. Les agriculteurs ont donc intérêt à continuer à investir puisque leurs produits seront toujours « surdemandés ». Investir en France, sur leurs exploitations, mais aussi dans d’autres pays d’Europe et même ailleurs dans le monde. Le temps n’est plus où il faut se contenter d’exporter nos produits. Il faut aussi aller planter nos savoir-faire ailleurs pour y produire à destination des marchés locaux.