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Porc Recentrage vers l’Europe

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Ni catastrophe ni euphorie pour les producteurs de porcs, en 2005, qui fut tout simplement une petite année. Les cours se sont légèrement redressés tandis que les exportations se recentrent vers l’Europe. Par la force des choses, le modèle d’une production porcine fermement tournée vers les pays tiers s’estompe au profit d’exportations plus régulières vers l’Union européenne.

Comme pour la volaille, il ne semble pas nécéssaire d’attendre la fin des restitutions à l’exportation pour voir se réduire les marchés des pays tiers. Les exportations hors d’Europe se sont en effet réduites de 8% alors qu’elles ne représentent plus que 20% du total exporté. Le phénomène a été compensé par un accroissement de nos ventes vers le Vieux continent, d’où nos importations ont également baissé, de 1% selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. Le modèle d’une filière de production tournée vers la grande exportation s’estompe donc, à l’image de ce qui se passe pour les volailles.

Les cours se sont malgré tout plutôt bien tenus au premier semestre de l’année avant de s’effondrer en septembre. L’année finit d’ailleurs chichement au marché du cadran breton, ce qui n’est pas bon signe pour 2006 (lire ci-dessous).

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Prix : un petit mieux

Il n’empêche : sur l’ensemble de l’année, les cours se seraient situés à près de 4% au-dessus du niveau de l’année précédente, quoique de 2% inférieure à la moyenne des cinq dernières années. La production a été stable, résultat d’une baisse des abattages combinée à une augmentation du poids moyen des carcasses. Plus inquiétante est la diminution de la consommation, estimée à près de 2% sur l’année. D’où les multiples tentatives pour remobiliser les consommateurs et les inciter à revenir devant l’étal du charcutier ou le rayon de la grande surface. En fin d’année, les cours restaient faibles. Si les revenus estimés paraissaient en hausse de 9% sur l’année précédente, ils s’affichaient en baisse de 11% par rapport à 2001.