Le projet Aker d’amélioration de la compétitivité de la betterave s’attaque à l’évaluation des caractères de 3 000 génotypes, ont indiqué le 14 juin ses partenaires, avec comme objectif une commercialisation de nouvelles variétés dès 2023. Cette phase de phénotypage sur 63 000 parcelles d’essais est menée selon plusieurs critères de sélection : le rendement en sucre, la dynamique de croissance, la montée à graine, les maladies foliaires (en particulier la cercosporiose, l’oïdium, la rhizomanie), la conservation. Il s’agit d’évaluer les caractères génétiques de 3 000 plantes représentatives de la diversité mondiale de la betterave. Toutes les composantes du rendement sont prises en compte : précocité de levée, tolérance au stress, absorption de l’azote, etc. Les plateformes d’essais sont réparties dans plusieurs régions, où les travaux sont menés par le semencier Florimond Desprez et l’ITB (Institut technique de la betterave). Aker vise ensuite à apporter du matériel génétique remarquable aux nouvelles variétés mises sur le marché.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le programme, financé à hauteur de 18,5 M€ (5 M€ d’aides publiques) dans le cadre des Investissements d’avenir, cherche à « améliorer la compétitivité de la betterave à l’horizon 2020 en doublant le rythme de croissance annuelle de son rendement en sucre par hectare ». Autre intérêt, permettre de diviser par deux le temps de réactivité de la sélection afin de s’adapter plus rapidement aux nouvelles demandes. Onze partenaires issus à la fois du public et du privé sont rassemblés dans Aker, représentant toute la filière. Leur travail a déjà permis de mettre au point des outils innovants. En ce qui concerne le phénotypage au champ, l’Irstea et l’ITB ont développé une sonde de contact miniaturisée pour mesurer la teneur en sucre et la matière sèche, des caméras embarquées sur un drone. D’autres outils d’imagerie ont été mis au point par l’Inra, l’Université d’Angers et le Géves.