« Il n’y a plus de subventions spécifiques pour les maladies à prion depuis 2004 et le groupement d’intérêt scientifique (GIS) créé à cet effet en 2001, devrait vraisemblablement disparaître fin 2007, faute de fonds », regrette Jacques Grassi directeur de recherche au CEA (Commissariat à l’énergie atomique) et spécialiste des maladies à prions. « Certes, ajoute t-il, l’épidémie d’ESB s’est tarie en Europe et aucune explosion de l’épidémie humaine n’a pour l’heure a déplorée, mais presque toutes les questions importantes restent sans réponse : on ne sait pas pourquoi la maladie est neurodégénérative ; on n’a aucun test sanguin pour sécuriser les transfusions sanguines ; on ne dispose d’aucune thérapie efficace sur les maladies à prion… ». Pour le scientifique, les effectifs de chercheurs travaillant sur ces thématiques vont certainement chuter en France et en Europe. Le 7e PCRD (Programme-cadre de recherche et de développement de la Communauté européenne) ne comprend aucun volet « prion » en tant que tel. « On mal géré l’argent des contribuables, poursuit Jacques Grassi. On a investi beaucoup d’argent en peu de temps pour ensuite réduire brusquement les crédits. Peut-être aurait-il fallu donner un peu moins de d’argent au départ, mais maintenir ces financements sur le long terme. Car on n’est pas à l’abri d’une troisième crise ESB ».
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