L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime, dans un avis publié fin octobre, que le risque que la fièvre de la vallée du Rift soit introduite dans l’UE et contamine des troupeaux européens est « négligeable » voire « faible » en période d’épidémie dans les pays tiers. Elle émet toutefois certaines recommandations pour se prémunir contre toute éventualité.
Pour pouvoir agir rapidement si la fièvre de la vallée du Rift venait à toucher l’Union européenne, l’EFSA recommande le développement de systèmes de détection précoce de la maladie basés sur les prévisions d’épidémie dans les pays où la maladie est endémique, l’utilisation de troupeaux sentinelles en période d’affluence de moustiques, la mise sur pied de plan de contingentement pour permettre une réaction rapide en cas d’apparition de la maladie dans l’UE, la préparation de laboratoires de diagnostic, le développement de vaccins efficaces pour les animaux et les humains et la formation des vétérinaires pour qu’ils puissent reconnaître la maladie.
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Virus transporté par les moustiques, la fièvre de la vallée du Rift affecte le bétail, les ovins et caprins, les dromadaires, certains rongeurs et les ruminants sauvages (gnous, buffles, etc.). Elle peut être caractérisée par de la fièvre, de la diarrhée, des vomissements, un écoulement nasal ou des avortements et peut entraîner la mort chez les jeunes animaux. Originaire d’Afrique où elle reste cantonnée pour le moment, la fièvre de la vallée du Rift est une zoonose transmissible facilement à l’homme par la consommation de viande ou de produits animaux contaminés.