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Fièvre aphteuse Recommandations de l’EFSA pour réduire les risques de réintroduction dans l’UE

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L’Europe risque encore de voir apparaître des foyers occasionnels de fièvre aphteuse, estime l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), dans un avis publié le 16 février . Les experts recommandent diverses initiatives pour prévenir le retour de cette maladie dévastatrice pour les élevages, tout d’abord en aidant les pays où elle est endémique.

Maladie virale qui touche principalement les bovins, les ovins, les caprins et les porcs, la fièvre aphteuse n’affecte pas la santé humaine mais peut avoir de graves répercussions économiques sur la filière agricole. Le dernier foyer en Europe, détecté au Royaume-Uni en 2001, avait contaminé plusieurs États membres. Son éradication avait coûté plus de 12 milliards d’euros. Pour l’EFSA, l’émergence d’une nouvelle souche de la maladie, baptisée Asia 1, en Asie centrale et en Chine, est une « préoccupation particulière puisque les programmes de contrôle déjà établis devront être adaptés » pour combattre la nouvelle forme du virus.

Les importations à risque

Le risque principal d’introduction de la fièvre aphteuse dans l’UE réside dans l’importation d’animaux infectés ou de viande et de produits à base de viande contenant le virus, en particulier en provenance de l’Asie du sud-est et la Chine (Indochine), l’Asie du sud, et dans une moindre mesure, l’Afrique orientale et la région africaine du Sahel, estiment les experts. Or, soulignent-ils, il est « impossible » d’arrêter toute importation illégale aux frontières de l’UE même avec des contrôles renforcés pour diverses raisons (hausse constante des mouvements d’animaux et des importations de viande et produits dérivés, augmentation de la demande de produits ethniques et exotiques difficiles à se procurer dans l’UE, développement des voyages internationaux et des flots de passagers en provenance de pays où la maladie est endémique.

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L’EFSA recommande en conséquence une stratégie de réduction des risques de fièvre aphteuse sur le long terme et sur trois fronts comprenant : des programmes régionaux de contrôle à la source (ces régions devant être définies selon des critères épidémiologiques) ; un partenariat de surveillance à l’échelle mondiale ; la promotion d’un commerce sûr des produits issus des animaux d’élevage par le biais de filières officielles.