Abonné

Record à l’exportation pour les vins de l’UE en 2015

- - 3 min

Les exportations de vins de l’UE ont atteint un record en 2015, atteignant près de 22 millions hl, pour un montant de 9,8 milliards €, selon les entreprises du secteur.

Après trois ans de relative stabilité, les exportations de vins de l’UE se sont élevées au niveau record de 21,9 millions d’hectolitres (+3 %), soit 2,9 milliards de bouteilles et un montant de 9,8 milliards € (+8,9 %) qui s’est traduit par un solde positif des échanges de 7 Mrd €, selon des données publiées le 29 février par le Comité européen des entreprises vins (CEEV).

Forte progression vers les États-Unis et la Chine

Cette augmentation est due notamment à celle des exportations vers les États-Unis (+18 % en valeur) qui, avec 3,157 Mrd €, restent le plus important acheteur des vins de l’UE. Elle s’explique aussi par une forte croissance sur le marché chinois (+26 % en valeur, +29 % en volume), après deux années de baisses résultant de différends commerciaux entre Pékin et Bruxelles.

En valeur à l’exportation, les vins de l’UE ont été destinés en 2015 à concurrence de 32 % aux États-Unis, 9,1 % à la Suisse (893 millions €, +9,1 %), 8,3 % à la Chine (819 Mio €), 7,9 % au Canada (780 Mio €), 7,7 % au Japon (757 Mio €), 6,8 % à Hong Kong (671 Mio €) et 28 % à d’autres pays (2,736 Mrd €).

Prédominance des indications géographiques

Les exportations de vins de l’UE sont tirées, en valeur, par les vins en bouteilles (96 % du total) et par les vins sous indication géographique, précise le CEEV. Ces derniers ont représenté en 2015 90 % des ventes, et seulement 67 % en volume.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

exportations
Suivi
Suivre
entreprises
Suivi
Suivre

À l’opposé, le vrac a représenté 17 % du total en volume et à peine 3 % en valeur (0,85 €/litre en moyenne).

« Avec le déclin structurel de la consommation de l’UE, l’exportation est l’élément clef pour maintenir la durabilité du secteur viticole européen », rappelle le président du CEEV, Jean-Marie Barillère. « De fortes perspectives de croissance existent, en particulier dans la zone Asie-Pacifique. Pour être à même de développer nos ventes dans ces pays, l’UE doit être offensive pour obtenir des conditions d’accès au marché au moins équivalentes à celles de nos principaux concurrents, qui sont très actifs sur ces questions ».

Une bouteille sur cinq dans le monde est italienne, selon la Coldiretti

Une bouteille de vin sur cinq dans le monde a été produite en Italie, qui en a exporté en 2015 pour un montant de 5,4 milliards €, un record, avec une augmentation de 575 % sur trente ans, selon une étude présentée le 2 mars par la confédération des agriculteurs Coldiretti. Un résultat obtenu grâce à un important effort qualitatif qui s’est accompagné d’une forte augmentation des appellations.

Les premiers consommateurs de vin italien sont les États-Unis, importateurs à hauteur de 1,3 Mrd € (+13 % par rapport à 2014), qui ont dépassé l’Allemagne, le Royaume-Uni étant en troisième position. La Chine, qui en a importé pour 80 millions € (+18 %), est un marché en expansion, tandis que le Japon se maintient (+2 %).

Parmi les appellations italiennes les plus en vogue dans le monde, figurent le Chianti, le Brunello di Montalcino, le Pinot Grigio, le Barolo et le Prosecco.