Abonné

Nutrition animale Recul confirmé en Bretagne

- - 3 min

Fortement dépendante de la conjoncture des secteurs porc et volaille, l’industrie de l’alimentation animale a davantage régressé dans l’Ouest qu’au niveau national.

L’activité de nutrition animale suit scrupuleusement les hauts et les bas de la production animale. Ainsi en Bretagne, les industriels du secteur adhérents de l’AFAB (l’Association des fabricants d’aliments du bétail en Bretagne représentent 85 % des volumes bretons), viennent-ils d’annoncer, lors de leur assemblée générale, une baisse de 2,6 % de leur activité à 9,08 millions de tonnes.

Ce recul intervient après une année 2003 déjà marquée par une baisse des volumes de 1,8 %. Du fait de la concentration des productions animales en Bretagne, les tonnages se réduisent plus vite que pour la France entière qui, en 2004, a perdu seulement 1,3 % à 22,32 millions de tonnes. Compte tenu de la forte dépendance du porc et de la volaille dans les fabrications (87,57 % du total), la diminution semble parfaitement logique. L’aliment porc perd 1 % à 4,447 millions de tonnes, le poulet de chair 7,5 % à 1,103 million de tonnes, la poule pondeuse 1,4 % (1,112 million de tonnes). Subissant une profonde crise, la dinde voit pourtant l’aliment progresser de 6 % (1,071 million de tonnes) uniquement parce que les abattoirs retardent le plus possible l’enlèvement des animaux à l’élevage, faute de débouchés suffisants.

Bien que depuis 1997, pic de production en aliments du bétail (9,8 millions de tonnes), les industriels aient perdu 8 % des volumes soit 780 000 tonnes, note l’AFAB, la Bretagne reste la première région française productrice avec 40,68 % du tonnage national. Mais sa part se réduit (44,5 % de l’Hexagone en 1996). Selon les premières constatations de l’association des industriels sur le début 2005, la tendance baissière s’amplifie avec des réductions de 6 %, « dans toutes les productions ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

nutrition
Suivi
Suivre
industrie
Suivi
Suivre

Estimant que « les tensions perdurent (et que) les difficultés sont bien structurelles », l’AFAB observe cependant que le contexte matières premières semble aujourd’hui plus favorable. Le bassin breton conserve un avantage certain face à d’autres zones de production en Europe. En outre, le contexte favorise les rapprochements, « source de renforcement ».

Cependant ce phénomène de repli ne touche pas tout le monde. Le grand absent de l’AFAB depuis plusieurs années, le groupe Cooperl Hunaudaye (Côtes d’Armor), non adhérent, a en effet enregistré en 2004 une progression de 6 % de ses tonnages à 1,427 million de tonnes.