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Edito Récupération

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Dans la torpeur estivale, un tweet de Ségolène Royal concernant le gaspillage alimentaire, après le vote définitif de la loi sur la transition énergétique au Sénat, n'est pas passé inaperçu. « Vote de ma proposition de l'interdiction de détruire les invendus alimentaires ou de les rendre impropres à la consommation (eau de Javel) », s'est ainsi félicitée la ministre de l'Écologie. Une récupération que certains de ses détracteurs n'ont guère appréciée.

Guillaume Garot, qui ne compte pas parmi ceux-là, n'est pas intervenu dans cette bataille d'égo. À l'origine du « Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire » en juin 2013, lorsqu'il était ministre délégué à l'alimentation, puis chargé par le gouvernement de trouver des solutions concrètes au gaspillage dans un rapport remis en avril dernier, le député de la Mayenne n'est pourtant pas pour rien dans l'avancée de la loi sur le sujet du gaspillage alimentaire, ne serait-ce qu'en ralliant à sa cause les députés de tous bords politiques… Mais est-il besoin de rappeler l'adage : c'est souvent ceux qui parlent le moins, qui en font le plus…

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Toujours est-il que ces querelles de clochers ont failli voler la vedette à une nouvelle avancée sur le sujet, à savoir que la lutte contre le gaspillage alimentaire avance aussi en Europe, comme l'espérait… Guillaume Garot. Le 9 juillet, dans le cadre d'une résolution sur l'économie circulaire et le recyclage des déchets, les eurodéputés ont voté un amendement pour inviter « la Commission à encourager la création, dans les États membres, de conventions prévoyant que le secteur du commerce alimentaire de détail distribue les produits non vendus à des associations caritatives ». La balle est maintenant dans le camp de la Commission européenne.