À l’occasion d’une conférence de presse le 28 janvier, la filière gazière française a indiqué que l’activité des bureaux d’étude était revenue à un niveau élevé pour les projets d’unités de biogaz. « Nous avons connu un break, mais aujourd’hui tous les bureaux d’études sont pleins », s’est félicité le président de France Gaz, Frédéric Martin. Par inertie, le rythme de construction reste pour l’instant au ralenti : « Nous avons installé 2 TWh sur l’année 2024, ce qui constitue un point bas. » Selon les données du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) publiées le 4 juillet 2024, le rythme de développement de l’injection de biogaz dans les réseaux avait continué de ralentir en France début 2024, après un premier coup de frein en 2023, qui avait suivi cinq ans d’accélération. La filière négocie actuellement l’encadrement de la filière après-2028, qu’il s’agisse des volumes de certificats de production de biogaz (CPB), autrement dit la part de gaz vert imposée par les pouvoirs publics – ou du soutien public aux BPA (contrats de gré à gré), qui se développent depuis plusieurs mois.
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L’inquiétude du secteur réside actuellement dans les coupes budgétaires effectuées par l’État dans le soutien aux nouvelles filières (pyrogazéification, gazéification hydrothermale), qui devraient arriver à maturité d’ici 2030. La filière demandait le soutien public à trois voire quatre démonstrateurs, pour 200 M€, qui a été annulé dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2025. « Nous sommes en train de prendre du retard, faute de vouloir essuyer les platres de ces nouvelles technologies. Nous risquons d’acheter des licences à d’autres pays dans quelques années », prévient Frédéric Martin. La gazéification hydrothermale pourrait notamment permettre de valoriser à moindre coût et pollution les boues d’épuration qui ne peuvent être épandues facilement et sont incinérées à grands frais, comme par exemple en région Paca, précise-t-on.