La mutation du marché du bio depuis quatre ans, marquée notamment par une conversion en forte progression, mais aussi une croissance plus ralentie du marché, a poussé les professionnels du comité bio d’Interfel (interprofession des fruits et légumes frais) à redéfinir les valeurs qui les rassemblent. Leur objectif : mieux réaffirmer leur identité.
Sale temps pour les fruits et légumes bio en 2012 : au deuxième rang des produits bio les plus consommés, leur année a été marquée par « une déconsommation », selon le président du comité bio d’Interfel, Henri de Pazzis. « Ce fut une année flottante » pour tous les produits bio en général, « et un peu plus encore pour les fruits et légumes », a-t-il souligné le 20 mars, lors d’une conférence de presse, à Paris. Mais depuis mi-décembre, le phénomène s’inverse : les professionnels ont en effet constaté une augmentation de la consommation de leurs fruits et légumes, notamment via la grande distribution. « Le bio n’a pas perdu de fidèles, mais des occasionnels en 2012, qui sont aujourd’hui de retour », a observé Henri de Pazzis. Plus largement, depuis quatre ans, le marché du bio vit une profonde mutation : parallèlement à une forte conversion, la croissance du marché s’est ralentie, il est devenu plus difficile de trouver de nouveaux consommateurs et, du côté des grandes et moyennes surfaces, on note une montée en puissance du marché du bio. Autre constat : les consommateurs de ce secteur sont de plus en plus exigeants en termes de qualité, de traçabilité et de sécurité sanitaire. Soit, autant d’observations comme autant de défis pour les professionnels du comité bio qui ont souhaité « mener une réflexion afin de redéfinir les valeurs qui les rassemblent et ainsi réaffirmer une identité commune », a indiqué le président du comité.
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