La production des industries alimentaires s’est redressée en novembre, selon la Banque de France, les carnets étant revenus à un niveau proche de la normale.
Le mois de novembre a permis aux industries agroalimentaires d’opérer un sensible redressement de leur activité, indique la Banque de France dans sa dernière note de conjoncture. Le courant de commandes s’est renforcé et les chefs d’entreprise considèrent que les carnets sont revenus à un niveau proche de la normale. Les stocks n’ont pas varié et sont toujours très légèrement supérieurs aux besoins. Une stabilisation de l’activité est prévue dans les mois à venir.
* Viandes de boucherie : l’activité s’est redressée d’un mois à l’autre et a atteint un niveau jugé satisfaisant, supérieur à celui de novembre 2004. La demande s’est intensifiée, particulièrement sur le plan intérieur ; le report de consommation de volailles sur les autres catégories de viandes s’est confirmé. Globalement les cours d’achat ont peu varié ; la relative fermeté des cours du porc a compensé le fléchissement de ceux du boeuf lié à l’accélération des apports à l’abattage (prochaine modification du régime des primes d’abattage, sécheresse). Les hausses de prix de vente ont été modérées. L’activité devrait enregistrer un repli saisonnier à court terme.
* Viandes de volailles : le fléchissement de la demande s’est sensiblement ralenti par rapport au mois d’octobre. Le secteur du poulet, produits labellisés notamment, a été plus touché que les autres catégories de volaille. Les carnets sont jugés insuffisants. Du fait du respect des contrats d’approvisionnement avec les fournisseurs, la production n’a pu être réduite que dans de moindres proportions et le recours à la congélation a été important. Les stocks se sont accrus et sont jugés excédentaires. Les prix de vente ont été de nouveau revus en baisse. Malgré le climat d’incertitude, les industriels attendent une timide reprise saisonnière à l’époque des fêtes.
* Préparation industrielle de produits à base de viandes : les volumes produits et livrés se sont inscrits en hausse par rapport aux deux périodes de référence et les effectifs intérimaires ont été renforcés. La demande a sensiblement progressé dans le secteur des produits festifs et a marqué le pas pour les produits standard. Les carnets sont jugés étoffés. L’activité devrait rester convenablement orientée au cours des prochaines semaines et un allègement des stocks est prévu.
* Lait liquide, produits frais et autres produits laitiers : toujours en retrait à un an d’écart, l’activité a progressé d’un mois à l’autre, notamment dans les poudres de lait en raison de l’accroissement de la collecte laitière. La demande s’est accrue, notamment à l’exportation, mais les carnets demeurent insuffisants, particulièrement dans les produits frais. Les stocks ont peu varié et demeurent excédentaires. Les prix de vente ont été abaissés à l’occasion d’actions promotionnelles. La production devrait se contracter au cours des prochaines semaines.
* Beurre : l’activité s’est stabilisée après plusieurs mois de hausse. Les stocks de produits finis sont jugés un peu élevés. La demande en provenance de la grande distribution et de l’industrie s’est maintenue et les carnets sont corrects. Les prévisions à court terme tablent sur un accroissement de la production et sur des réductions de prix de vente lors des prochaines négociations avec la grande distribution.
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* Fromages : stable à un an d’écart, les volumes produits se sont accrus d’un mois à l’autre. La demande s’est intensifiée, surtout sur le marché intérieur, bénéficiant de débouchés soutenus pour les produits festifs. Les carnets sont conformes à la normale. Les stocks ont augmenté mais sont jugés un peu courts pour la période. Dans les semaines à venir, la production devrait se maintenir au niveau actuel et les livraisons devraient s’accélérer.
* Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : production et livraisons ont progressé, plus sensiblement à un an qu’à un mois d’intervalle. Bien orientée sur le marché intérieur, notamment en produits festifs, mais plus dynamique à l’exportation, la demande s’est renforcée et les carnets sont jugés étoffés. Les prévisions font état d’un nouvel accroissement des fabrications au cours des prochaines semaines.
* Chocolaterie, confiserie : la production a fléchi (fin de campagne de Noël) tandis que les livraisons progressaient légèrement, entraînant une réduction des stocks de produits finis. Au total, l’activité s’est inscrite en hausse à un an d’écart. La demande, en progrès sur les marchés étrangers, n’a guère varié sur le marché intérieur ; les carnets sont estimés insuffisants. Une baisse saisonnière des mises en fabrication est prévue à terme rapproché.
* Travail des grains ; aliments pour animaux: L’activité s’est inscrite en hausse modérée par rapport aux deux périodes de référence. La demande, mieux orientée sur le marché intérieur qu’à l’exportation, s’est renforcée dans les deux secteurs et les carnets, un peu étroits en alimentation pour animaux de ferme, sont jugés, dans l’ensemble, bien garnis. Les stocks, faibles dans l’alimentation pour animaux de compagnie, sont estimés, globalement, adaptés aux besoins. À court terme, les volumes produits ne devraient guère s’écarter de leur niveau actuel.
* Industrie des fruits et légumes : Les volumes produits ont de nouveau diminué dans la plupart des secteurs (réduction des apports), alors que les livraisons ont repris, permettant un allègement des stocks de produits finis. Les commandes intérieures et étrangères se sont renforcées et les carnets font, dans l’ensemble, l’objet d’une appréciation positive. Un recul de la production est attendu dans les prochaines semaines, excepté dans la transformation de fruits, avec des arrêts de chaînes durant les congés de fin d’année.