Lors de la récente Conférence générale de la FAO à Rome, qui a confirmé le Sénégalais Jacques Diouf à son poste de directeur général de l’organisation onusienne, Mariann Fischer Boel a mis l’accent sur le rôle positif joué par l’UE, en particulier dans le cadre des négociations de Doha, pour contribuer de manière plus efficace au développement des pays pauvres.
« La FAO est en train de reconsidérer ses priorités et son organisation interne afin d’être mieux à même d’affronter les problèmes mondiaux intéressant les agriculteurs », a déclaré M Diouf réélu pour un troisième mandat de six ans au poste de directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation.
Selon M. Diouf, il importe au plus haut point de renforcer la capacité de la FAO pour atteindre les objectifs du millénaire du développement, en particulier celui consistant à réduire de moitié l’incidence de la faim dans le monde d’ici 2015.
Pour l’exercice budgétaire 2004/05, la FAO a disposé d’un budget de 749,1 millions de dollars, ce qui a représenté une hausse nominale importante par rapport à l’exercice précédent, mais ces ressources ont été insuffisantes de 51 millions de dollars pour couvrir les programmes engagés dans leur intégralité.
Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’agriculture, a profité de la tribune offerte par la FAO pour rappeler le 21 novembre que l’UE et ses États membres étaient les plus importants fournisseurs d’aide au développement.
« Note projet, a-t-elle dit, est d’augmenter notre contribution à 0,7 % de notre production en 2015, ce qui représente une aide annuelle de 90 milliards d’euros en se basant sur les chiffres de cette année ».
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« Je crois, a-t-elle poursuivi, que le Round de Doha peut réellement être un outil susceptible d’offrir aux pays les plus pauvres une part plus grande dans le commerce global (...) à la condition que nous ayons clairement à l’esprit qu’il s’agit d’un round tourné vers le développement».
Pour ce faire, les pays développés doivent adopter la même position que l’UE, à savoir offrir un traitement spécial et différent aux pays les moins prospères, dont l’économie agricole serait mise à mal par une ouverture trop rapide. Cela signifie, aussi que les formes indirectes de subventions à l’exportation, telle que l’aide alimentaire en nature, devront être examinées de très près. Ces aides doivent être l’exception et non la règle ».
Mme Fischer Boel a aussi mis en avant le fait que la réforme de la Pac avait permis à l’UE de présenter la suppression des restitutions à l’exportation comme une option envisageable. « Nous attendons que nos partenaires fassent preuve du même allant pour ce qui est de leurs propres instruments de promotion des exportations ».
« Nous espérons aussi, a-t-elle conclu, plus de réalisme et d’équilibre dans les négociations agricoles. Certaines revendications concernant l’accès au marché relèvent d’une politique fantaisiste. Travaillons dans le domaine du possible ».