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Réforme de l’OCM : les quatre priorités de la filière française

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La délégation de viticulteurs reçue par le ministre (qui ne comprenait pas de membre de la Confédération paysanne et ni de la Coordination rurale) a développé quatre axes prioritaires à défendre à Bruxelles. Le premier concerne l’arrachage. « Nous demandons que Bruxelles organise l’arrachage mais ne l’impose pas et tienne compte des arrachages déjà réalisés en France (15 000 ha en 2005 dont 10 000 en Languedoc-Roussillon, 20 000 ha en 2006) », explique Jérôme Despey. D’autre part, la filière souhaite un accompagnement pour ceux qui quittent le métier, avec une possibilité de préretraite à conditions intéressantes. « Aujourd’hui la préretraite est à 5000 euros par an, avec la nouvelle OCM elle pourrait monter à 18 000 euros », poursuit Jérôme Despey.

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La deuxième priorité est la reconquête des marchés qui doit être favorisée par la modernisation des outils économiques, par des moyens plus importants sur la promotion et la commercialisation. Le troisième point est la défense des outils de gestion du marché en conservant la distillation (qui pourrait devenir obligatoire), les prestations viniques telles qu’elles sont aujourd’hui et en s’opposant à la libéralisation des droits de plantations. « Eliminer tout outil de gestion de marché est pour nous impensable », estime Jérôme Despey. Le dernier point concerne les pratiques œnologiques qui doivent être libéralisées avec prudence (notamment pour ce qui est des règles d’étiquetage et de la mention de cépage sur les vins de table). Enfin, la filière est favorable au statu quo au sujet de l’enrichissement des vins.