La seconde étape de la très libérale réforme de l’OCM du vin est désormais inscrite dans la législation communautaire. La Commission européenne, sous la pression de Mariann Fischer Boel, a obtenu que des changements en profondeur allant dans le sens de davantage de simplification soient apportés à la politique de qualité, aux pratiques œnologiques et en matière d’appellations. La commissaire à l’agriculture ne rate jamais une occasion de dire que la réglementation avait besoin d’être sérieusement dépoussiérée pour pouvoir renforcer la réputation internationale des vins européens et défendre l’intérêt des consommateurs et des producteurs. Promotion des vins dirigés vers les pays tiers, restructuration, modernisation des vignobles et des outils de production sont désormais les nouvelles priorités de Bruxelles. Mais pour l’instant, plus prosaïquement, la France et l’Italie, confrontées à des stocks invendables, sont toujours dans l’obligation de consacrer une part importante des subventions de l’Europe à la distillation de crise, ce qui ne contribue pas vraiment à renforcer l’image des vins de ces deux pays. Le programme d’arrachage volontaire en place depuis l’an dernier va sans doute permettre de réduire quelque peu le potentiel de production. Mais il en faudra probablement plus pour en finir avec les excédents. Malgré la réforme, l’Europe du vin reste en grande partie à inventer d’autant que d’importants bouleversements se profilent à l’horizon 2019, lorsque les contraintes liées aux droits de plantation seront totalement abolies.
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