Refresco France, qui sous-traite pour des MDD et de nombreuses grandes marques, pense pouvoir être numéro 1 des BRSA d’ici cinq à dix ans. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise compte sur sa forte capacité à innover, ses nombreux investissements, et sur le dynamisme du groupe islandais Refresco. La filiale tente également de structurer la filière française des fruits jaunes, pour ne plus être obligée de les importer d’Italie ou d’Espagne.
Refresco France pense avoir les moyens de rivaliser avec les plus grands groupes dans son domaine, les boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA). La filiale de l’islandais Refresco a réalisé un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros l’année dernière, qui a été multiplié par 10 en 10 ans. « Nos résultats financiers sont au niveau du marché », se réjouit Vincent Delozière, directeur général de Refresco France. L’entreprise, pour le moment devancée par Coca-Cola et Orangina Schweppes, espère devenir numéro 1 des BRSA en volume d’ici cinq à dix ans, le groupe Refresco étant déjà numéro 1 européen. Refresco France pense voir son chiffre d’affaires progresser de 10 % en 2009. « Le début de l’année est conforme à cet objectif et nous sommes confiants pour les prochains mois. Notre marché se porte plutôt bien », se réjouit Vincent Delozière. « A l’inverse, le marché de l’eau en bouteille subit des baisses situées entre 10 % et 15 % depuis un an, c’est une véritable bérézina », remarque-t-il. Refresco réalise 40 % de son chiffre d’affaires en jus de fruits, 40 % en boissons plates et 20 % en soda. Contrairement à ses rivaux, Refresco France ne s’appuie sur aucune marque propre. La moitié de sa production est destinée à de grands groupes tels PepsiCo, Coca-Cola et Orangina et le reste est fabriqué pour les MDD. « On ne peut pas créer une marque rivalisant avec de grandes groupes tel que Coca-Cola. Il nous est impossible d’investir à la fois dans des marques et dans nos outils industriels ; nous avons donc fait un choix ».
Un groupe très actif
Refresco France consacre donc une part importante de ses revenus aux investissements industriels : la société va investir 14 millions d’euros cette année Cf Agra alimentation n°2058 du 19 mars 2009 p 20 pour moderniser ses usines de Saint-Alban-les-Eaux (Loire), de Saint-Donat (Drôme) et de Nuits-Saint-Georges (Bourgogne). Ces six dernières années, Refresco France a investi un total de 74 millions d’euros. Et la filiale profite également des investissements réalisés par ses voisins. Refresco Iberia vient d’investir 4 millions d’euros pour rajouter des lignes de production dans l’usine de Palma del Rio (entre Cordoue et Séville), que Refresco a rachetée cette année, et dont l’intégralité du pur jus d’oranges pressées est destinée au marché français. Le groupe Refresco est très actif en ce moment, puisque Refreso Benelux vient de racheter l’usine de l’entreprise Schiffers Food au groupe hollandais Bavaria. Refresco France produit pour la France principalement, mais également pour la Belgique et le Royaume-Uni.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les premières boissons gazeuses sans conservateur
Outre ses investissements, Refresco France compte beaucoup sur ses innovations pour continuer sa croissance. L’entreprise va lancer cette année les premières boissons gazeuses sans conservateurs, une innovation technologique inédite et uniquement française. « Refresco France est plutôt en avance par rapport au reste du groupe concernant les innovations. Nous avions notamment lancé le premier thé plat avec Lipton Ice Tea en 1996 », note Vincent Delozière. Les boissons gazeuses sans conservateur seront seulement fabriquées en France pour le marché français au départ, avant d’être étendues au reste du groupe si le succès est au rendez-vous.
Développer une filière fruits jaunes
Avec l’appui du conseil général, de la chambre de commerce et d’industrie et de la chambre d’agriculture, Refresco tente d’organiser une filière française des fruits jaunes. « Nous mettons beaucoup de pression pour que l’amont se mette en place et que la filière française se structure », insiste Vincent Delozière. L’entreprise est pour le moment obligée d’importer ses abricots et ses pêches d’Italie ou d’Espagne, les producteurs français préférant dédier leurs fruits à la consommation de bouche. Autre objectif pour Refresco France : diminuer son impact environnemental. L’entreprise a utilisé 21 % d’électricité « verte » en 2008 et prévoit de baisser sa consommation d’énergie de 3 % en 2009.