Les prix du pétrole sont bas, l'euro a rejoint une parité plus raisonnable pour nos exportations, les grands pays avec lesquels on commerce connaissent des taux de croissance dont on devrait profiter… bon nombre d'ingrédients sont réunis pour que la France puisse enfin relancer son économie. Et pourtant, c'est toujours la panne. Le temps est peut-être venu pour que l'idée de quelques mesures de relance fasse son chemin. Au fond, Montebourg n'avait peut-être pas complètement tort.
La situation de la Grèce vient de le montrer : on n'enthousiasme guère un pays par l'austérité et la rigueur. Il arrive un moment où il faut donner à la population des signaux pour qu'elle espère. Pour qu'elle voie les années à venir avec plus d'optimisme. Sinon, elle va chercher elle-même des dirigeants qui lui promettent des lendemains qui chantent. Quitte, comme c'est probable, à être déçue après. C'est cela la leçon grecque.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Dans un contexte de relance, l'agriculture et l'agroalimentaire pourraient donner le maximum de leur potentiel. Le lait sans quota, le sucre, la viande bovine, les viandes de volailles qui devraient voir leur production se redresser, tout indique que l'appareil de production agricole est intact. Il peut même être force de modernisation si la prise en compte plus grande de l'environnement signifie plus d'investissements, de modernité, et non des abandons.
Encore faut-il que les distributeurs desserrent un peu leur étau. Le 13 février, le gouvernement devrait réunir les acteurs des filières alimentaires : agriculteurs, transformateurs, distributeurs. Ce devrait être l'occasion pour le gouvernement de taper du poing sur la table… des négociations.