« Il faut aller encore plus loin » dans la réforme des relations commerciales annoncée par le ministre de l’Agriculture à la suite de la remise du rapport de Serge Papin, scandent d’une seule voix dans un communiqué commun du 26 mars l’Ania (industries agroalimentaires), la Coopération agricole, la Feef (PME alimentaire) et l’Ilec (grandes marques).
Pour les transformateurs, « face à une destruction de valeur et une déflation sur les prix aux effets toujours plus délétères pour la filière, seule une véritable liberté tarifaire permettra de sauver l’esprit d’Egalim ». « Sans renforcement du tarif, qui reflète le coût de la matière première agricole mais aussi les coûts de production, les investissements nécessaires aux transitions alimentaires et environnementales, il n’y aura pas de création de valeur », avancent-ils.
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« Ce qui est contenu dans le rapport de Serge Papin est une condition nécessaire mais pas suffisante pour sécuriser la chaîne alimentaire et rémunérer l’ensemble des acteurs », explique à Agra Presse Dominique Chargé, président de la Coopération agricole. « Ce que nous voulons c’est que le tarif soit respecté. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas être discuté mais uniquement sur la base de services clairement identifiés et rendus », poursuit-il.
Dans la même veine, l’Adepale (produits élaborés) demande « la non-négociabilité du tarif » pour les produits sous marques nationales. « Cette mesure permettra de garantir aux producteurs, aux transformateurs et aux distributeurs une rémunération stable et juste prenant en compte l’inflation des coûts et des matières premières », argumente le syndicat.