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Renaissance propose « un pacte de soutenabilité » pour les Européennes

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La liste Renaissance (LREM) pour les élections européennes défendra la mise en place dans l’Union européenne d’un « pacte de soutenabilité, sur le modèle de celui de stabilité » qui impose notamment aux Etats membres d’avoir un déficit public inférieur à 3 % du PIB, a indiqué Pascal Canfin, numéro deux de la liste au Journal du Dimanche le 5 mai. « L’indicateur pourrait être les émissions de CO2 », a-t-il précisé.

Le programme de la liste, qui doit être dévoilé le 9 mai après plusieurs reports, devrait également proposer « un accord sur la biodiversité calqué sur l’accord de Paris » devant « conditionner les futurs traités de libre-échange » et reprendre les propositions de la lettre d’Emmanuel Macron sur l’Europe (taxe carbone aux frontières de l’UE, division par deux des pesticides en 2025, « évaluation scientifique indépendante » des substances dangereuses pour l’environnement…), indique l’hebdomadaire.

Le programme devrait par ailleurs avoir un chapitre consacré à la transformation de l’Europe en « puissance verte » avec des mesures concernant la fin des voitures à essence et diesel d’ici 2040 ou un plan d’investissement de « 1000 milliards d’euros d’ici à 2024 » pour la transition écologique. Une mesure que Nathalie Loiseau a précisé vouloir financer en orientant « l’épargne des Européens vers la transition écologique ». « Le budget européen doit consacrer au moins 40 % de ses dépenses à la transition écologique, qu’il s’agisse de l’agriculture, de l’industrie, de la capacité à financer la recherche sur des énergies propres. Mais on ne fera pas tout avec de l’argent public », a-t-elle précisé, interviewée sur France Inter le 4 mai.

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« 1000 milliards, c’est un chiffre qui a été évalué par l’Union européenne. Cela signifie qu’il faut que l’épargne des Européens s’oriente enfin vers la transition écologique. Aujourd’hui, c’est 1 % de l’épargne européenne », a-t-elle évalué. Pour cela, elle compte notamment sur la mise en place d’une « banque européenne du climat » qui soutiendrait « les prêts avec des prêts garantis, des taux préférentiels pour que les banques soient derrière les énergies renouvelables, l’isolation des logements, les transports propres », a-t-elle indiqué.

« 1000 milliards d’euros d’ici à 2024 » pour la transition écologique