Mardi 20 février : les chasseurs recevaient, pour une journée non-stop, les principaux candidats à l’élection présidentielle. De Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal en passant par Dominique Voynet et Philippe de Viliers, la quasi-totalité des candidats avaient accepté de venir ou tout au moins d’envoyer un proche. À noter que seul José Bové avait décliné l’invitation.

Cette journée a permis de clarifier la position des candidats à l’égard de la chasse, même s’il y eut sans doute une dose de démagogie (« Chasseurs, on vous aime », « vous êtes les vrais défenseurs de la nature », etc.) ou de provoc’, Dominique Voynet n’ayant pas eu peur d’encourir des sifflets de la salle.

En tout cas, la tentation est grande de se demander pourquoi les agriculteurs n’ont pas encore organisé une rencontre de cette nature. Renforcé par les élections aux chambres d’agriculture, le syndicalisme majoritaire FNSEA-JA ne devrait-il pas organiser un tel tour de table comme il l’a d’ailleurs fait en d’autres temps ? Pourquoi même ne pas organiser des télés-conférences, les candidats s’adressant aux agriculteurs de France entière via des relais télévisés ? Que diable, n’avons-nous pas une télévision agricole, maintenant, signe de modernité ?

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Certes, le salon international de l’agriculture sera, pour ces politiques, un lieu de contact avec le monde paysan. Mais on sait à quel point le dialogue y est convenu et hâtif même s’il est sympathique… en tout cas presque toujours.

Entre le salon de l’agriculture et le premier tour de l’élection présidentielle se dérouleront plusieurs semaines. Suffisamment en tout cas pour concevoir une telle rencontre entre les candidats présidents et les agriculteurs.