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Lait Rencontre « historique » entre la Confédération paysanne et la FNPL

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La violence de la crise laitière qui a secoué la campagne française aura finalement abouti à une amorce de dialogue officiel entre la FNPL et la Confédération paysanne. C’est le syndicat laitier de la FNSEA qui a fait une ouverture fin novembre. La rencontre de deux heures avec la Confédération paysanne a eu lieu le 6 janvier. « Nous sommes dans une relation normale et apaisée » comme cela se pratique dans d’autres secteurs, a commenté André Bouchut, secrétaire national de la Confédération paysanne. Celle-ci communiquait le 7 janvier sur les divergences entre les deux organisations.

L’ouverture faite par la FNPL, le syndicat laitier de la FNSEA aux syndicats minoritaires s’est concrétisée, le 6 janvier, par une rencontre de deux heures avec la Confédération paysanne à la Maison du lait, à Paris. « Nous sommes dans une relation normale et apaisée », commente André Bouchut, secrétaire national de la Confédération paysanne, qui regrette que cette rencontre « historique » ait pris tant de temps à se faire. On se souvient que la Confédération paysanne a plusieurs fois forcé l’entrée de la Maison du lait pour faire valoir ses propositions et ses critiques sur les décisions de l’interprofession laitière. En effet, seul le syndicat FNPL représente les éleveurs laitiers dans le collège des producteurs au sein de l’interprofession laitière. Les syndicats minoritaires représentatifs (Confédération paysanne et Coordination rurale) n’y siègent pas.
« Cette discussion franche » n’a pas abouti pour autant à des avancées concrètes, notamment sur ce sujet du pluralisme dans les interprofessions, regrette André Bouchut. « Ces portes nous sont toujours fermées », résume le syndicaliste.

Divergence
« Les divergences de fond restent mais il est important d’échanger entre syndicalistes de bords différents comme cela se pratique dans d’autres secteurs », assure-t-il. La Confédération paysanne dans un communiqué du 7 janvier insistait sur les divergences entre les deux organisations. « La FNPL justifie l’accord interprofessionnel sur le prix du lait basé essentiellement sur l’évolution des cours des produits industriels. Elle reconnaît que la contractualisation ne sera en aucun cas un outil de maîtrise, mais elle ne défendra pas l’implication des pouvoirs publics dans la gestion des volumes », écrit la Confédération paysanne. « Nous avons certains constats en commun », précisait toutefois André Bouchut, le 6 janvier comme le désengagement de l’État dans l’agriculture, les quotas qui ne sont plus efficaces comme outil de maîtrise notamment parce que la décision a été prise de les augmenter… Si aucun nouveau rendez-vous est programmé, on peut penser que le dialogue est désormais amorcé.

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