Le Fonds national d’assurance formation des salariés des exploitations et entreprises agricoles (Fafsea) a renouvelé le 2 mars son accord constitutif, afin d’« optimiser la gouvernance et préserver le caractère professionnel de branches de l’OPCA » (organisme paritaire collecteur agréé). En pratique, l’avenant n° 25, signé par les organisations syndicales de salariés et les organisations professionnelles d’employeurs, vient diviser par deux le nombre de membres du conseil d’administration paritaire, qui comptera désormais trente personnes. Par ailleurs, deux nouvelles instances sont créées : le comité consultatif plénier (CCP) et les comités paritaires régionaux (CPR). Le premier sera « un lieu d’échange entre les représentants des branches professionnelles adhérentes à l’OPCA et le conseil d’administration ». Les seconds devront « veiller au bon fonctionnement du Fafsea dans les régions » et porteront « les orientations nationales de l’OPCA auprès de co-financeurs régionaux ».
Ces modifications pratiques devront permettre de « préserver un outil cohérent qui a fait ses preuves et qui apporte de la proximité et des services […] aux entreprises adhérentes » qui sont au nombre de 190 000.
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Réunies le 2 mars au Salon de l’agriculture pour signer l’avenant, les organisations syndicales et professionnelles se sont félicitées de cet accord, qui doit permettre de faciliter la formation des salariés agricoles. La CFDT a rappelé que dans le contexte de crise, « on a besoin de compétitivité et la formation en fait partie ». De son côté, Xavier Beulin s’est dit très satisfait du dialogue social « de bonne qualité » dans l’agriculture, estimant que la relation employeur/salarié est particulière dans ce secteur. « La relation est quotidienne, a-t-il affirmé. Il n’y a pas de lien de subordination en termes de tâches ». Saisissant l’occasion de cette rencontre avec les organisations syndicales de salariés, le président de la FNSEA a rappelé que sur les questions de compte pénibilité et complémentaire santé, le syndicat majoritaire « n’est pas complètement satisfait, non pas sur le principe, mais sur l’inapplicabilité dans le secteur agricole ».