Le groupe coopératif Euralis va supprimer environ 128 postes de son pôle gastronomie, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 455 millions d’euros l’année dernière. Le groupe explique cette décision par la nécessité de concentrer ses outils industriels dans un marché qui chute fortement ces derniers mois, principalement à cause de la crise économique. Les filiales d’Euralis Gastronomie en Bulgarie, au Canada et en Chine et les autres pôles du groupe ne sont pas menacés.
Le numéro 1 mondial du foie gras Euralis Gastronomie vient d’annoncer un projet de restructuration industrielle. Il prévoit la suppression de 128 postes d’ici à la fin du premier semestre 2010, dont la moitié dans l’abattoir de Lignol (Morbihan) qui va être fermé, la production de canards de Bretagne glissant en totalité vers l’abattoir des Herbiers (Vendée). Les activités de la filiale de Saint Laurent sur Manoire (Dordogne) vont quant à elles être transférées vers le site de Sarlat (Dordogne), mais Euralis n’a encore rien décidé sur sa possible fermeture. « Pour le moment, nous présentons ce projet de réorganisation à nos salariés et nous verrons avec eux quelle est la meilleure solution à adopter », explique Michel Delpierre directeur général du groupe Euralis. « Nous avons souhaité très vite les informer de cette situation pour en réduire l’impact », poursuit-il. Euralis subit de plein fouet la baisse de la consommation du foie gras, qui a chuté de 8 % en volume (hors RHF) en France l’année dernière (source TNS).
A l’export, cette diminution est de l’ordre de 10 % à 50 % selon les pays. « La baisse de nos ventes suit celle du marché », indique Michel Delpierre. Le pôle Gastronomie d’Euralis réalise 17 % de son chiffre d’affaires à l’export et emploie 1880 personnes et 700 familles d’agriculteurs réparties dans deux bassins de production, Sud-Ouest et Pays de Loire-Bretagne. C’est le premier pôle du groupe, avec 455 millions d’euros de chiffre d’affaires (hors volailles label).
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Pas de risque pour les filiales à l’étranger
Les filiales d’Euralis Gastronomie en Bulgarie, au Canada et en Chine ne sont pas menacées. « Ces unités sont adaptées au marché. Nos problèmes se situent uniquement en France, où nous devons concentrer nos outils industriels, notre dispositif montrant ses limites dans ce contexte très difficile », souligne Michel Delpierre, selon qui les difficultés du marché du foie gras sont dues principalement à la crise économique actuelle, qui entraîne des évolutions durables des comportements des consommateurs. Euralis ne connaît pas de problèmes particuliers dans ces autres pôles et aucune restructuration de ce type n’est donc prévue dans les autres activités du groupe.