Contractualiser ? Oui, mais avec une répercussion des coûts de production au consommateur. Telle est la réponse des fabricants d’aliments et des syndicats d’éleveurs à la proposition de Nicolas Sarkozy lors de son déplacement en Alsace.
«Répercuter les coûts de production » à l’aval et donc au consommateur est la seule manière d’amener les éleveurs à contractualiser. Cette conclusion est partagée par tous, fabricants d’aliment comme éleveurs. Pour Philippe Mangin, président de Coop de France, « il n’y a pas de secteur économique qui puisse durablement résister sans répercuter ses coûts de production ». « Si la contractualisation n’est qu’un transfert de risque d’un acheteur à un autre », elle ne servira à rien, affirme Adolphe Thomas, président du Syndicat national de l’industrie et de la nutrition animale (Snia). Définir « les modalités d’une nouvelle relation contractuelle entre les producteurs de grandes cultures, les collecteurs, les entreprises d’alimentation animale et les éleveurs », d’ici juin 2011, comme le demande Nicolas Sarkozy, n’est pas un pari gagné d’avance. Effectivement comme le fait remarquer Adolphe Thomas, actuellement, « les intérêts des uns [céréaliers] ne rencontrent pas les intérêts des autres [éleveurs] ». D’après lui, il existe cependant une « lisibilité » des prix des matières premières sur une période d’un an environ pour les fabricants d’aliments.
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