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Prix du lait Reprise des discussions dans un cadre interprofessionnel

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La formation du prix du lait reste à réinventer en France, et un groupe interprofessionnel devrait s’y atteler dans les prochaines semaines, sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche. La proposition a été faite par Michel Barnier le 1 er septembre aux représentants des fédérations des industries laitières, du secteur coopératif (FNCL) et du secteur privé (FNIL). Une semaine plus tôt, il avait fait la même offre au président de la FNPL, Henri Brichart. Les acteurs de la filière doivent imaginer un nouveau mécanisme pour fixer le prix du lait et faire en sorte qu’il soit proche des évolutions du marché et suffisamment réactif, à la hausse comme à la baisse. En suspendant le précédent accord et en interdisant à l’avenir toute recommandation nationale, la DGCCRF avait ouvert la boîte de Pandore de la dérégulation. Le groupe Entremont, premier collecteur de Bretagne (1,5 milliard de litres, soit le tiers de la production régionale) pour ses gros besoins en fromage (120 000 tonnes fabriquées dans ses cinq usines) avait tenté, début août Cf Agra alimentation n° 2029-30 du 28.08.08 p. 12, d’imposer la baisse du prix du lait payé à ses producteurs avant de faire machine arrière, la semaine dernière, face à leur détermination. « Le rapport de force a été rééquilibré », se félicite-t-on dans les rangs de la FRSEAO de Bretagne et des Pays de la Loire. Même si les producteurs ont accepté de discuter d’une plus grande réactivité du prix du lait dans un futur accord. Industriels coopératifs et privés demandent plus de contractualisation. Mais avec qui ? Des producteurs directement ? ou plutôt des groupes d’individus, par régions de production ? C’est tout l’enjeu des négociations qui vont s’ouvrir prochainement.

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